Uber débarque à Toulouse, les taxis contre-attaquent

FRANCE
TRANSPORTS - La société Uber propose depuis mardi matin un service de transports entre particuliers. Une arrivée contestée par les chauffeurs de taxi de la Ville rose qui vont saisir la Direction régional de la concurrence.

Les premiers véhicules VTC de la société Uber sont à Toulouse depuis mardi matin. Avec Bordeaux et Nice, la Ville rose est la troisième ville à accueillir ce service de transport entre particuliers .

"Parmi la trentaine de voitures recensées à Toulouse, on retrouve des étudiants qui veulent financer leurs études, des particuliers ou des retraités dont cette activité quelques heures par semaine leur permet d'amortir le coût de leur véhicule", explique Alexandre Molla, directeur général expansion France.

De 10 à 12 euros la course

Rassemblés au sein de l'offre UberPop, les conducteurs sont des particuliers et non pas des chauffeurs professionnels, le nouveau service permet de prendre en charge un client en moins de 5 minutes après son appel ou sa géolocalisation avec son smartphone pour un prix plus bas que ceux proposés par les taxis. "De 10 à 12 euros entre le Capitole et l'aéroport Toulouse-Blagnac contre 25 euros", ajoute encore Alexandre Molla. A 1 euro le kilomètre et 15 centimes la minute, la rémunération faite uniquement via l'application se veut transparente selon Uber qui reverse 80% du prix de la course au conducteur. 

Colère mais pas d'inquiétude des taxis

Du côté des taxis toulousains, l'arrivée d'UberPop suscite un sentiment mitigé. "On le vit mal car c'est une concurrence déloyale, mais nous ne sommes pas inquiets car à Toulouse, contrairement à Paris, notre clientèle est satisfaite de nos services", lance Didier Gouzot, membre du SAT (Syndicat des artisans taxis). Ce dernier s'apprête tout de même à saisir la Direction régionale de la concurrence pour vérifier la légalité de l'activité des VTC. "C'est étonnant qu'Uber lance son activité alors qu'un procès est en cours".

Le tribunal correctionnel de Paris doit rendre une décision le 16 octobre sur des poursuites engagées par la répression des fraudes qui accuse Uber de "pratiques commerciales trompeuses". Dans les rangs de la société qui a vu le jour aux Etats-Unis en 2009, Alexandre Molla se veut rassurant. "Malgré les recours, on n'a jamais été interdit dans aucun pays".

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