Un an d'inéligibilité requis contre le maire de Roquebrune jugé pour ses propos sur les Roms

Un an d'inéligibilité requis contre le maire de Roquebrune jugé pour ses propos sur les Roms
FRANCE

JUSTICE – Un an d'inéligibilité et 20 000 euros d'amende ont été requis contre Luc Jousse, maire de Roquebrune-sur-Argens, pour ses propos sur la communauté Roms.

Une déclaration jugée choquante. Un an d'inéligibilité et 20 000 euros d'amende ont été requis lundi par le procureur de Draguigna contre Luc Jousse, maire de Roquebrune-sur-Argens, pour ses propos sur la communauté Roms.

Le 12 novembre 2013, lors d’une réunion publique au quartier des Issambres à Roquebrune-sur-Argens, la maire, Luc Jousse, alors membre de l’UMP, aurait tenu des propos racistes à l’encontre de la population Roms.

Evoquant un incendie dans l’un des campements de sa commune, Luc Jousse avait déclaré : "c’est presque dommage qu’on ait donné l’alerte si tôt". Une déclaration enregistrée à son insu par une personne du public. SOS Racisme et la Ligue des droits de l’homme avait alors porté plainte.

Exclu de l’UMP

Pour se défendre, Luc Jousse avait expliqué que cette déclaration n’était pas de lui. "Ce n'est pas un dérapage. C'est les propos d'un riverain excédé, et je précise à chaque fois que la phrase n'est pas de moi. Jamais je n'aurais pu", assurait-il.

Problème : deux semaines après, le maire de Roquebrune-sur-Argens avait de nouveau tenu des propos à peu près similaires sur les Roms lors d’une autre réunion publique. Saisie de l’affaire, la fédération UMP du Var avait décidé de l’exclure du parti. Une décision appuyée par la fédération nationale. 

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