Un an ferme pour extorsion de fonds sur le port de Marseille

Un an ferme pour extorsion de fonds sur le port de Marseille

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JUSTICE. L'agent de joueurs de football Jean-Luc Barresi écope d'un an de prison ferme dans une sombre affaire de racket sur le port autonome de Marseille. Epilogue d'un procès au climat "très malsain". Récit.

"Une enquête truquée" en raison du nom de famille de son client. Barresi, le patronyme serait synonyme de "grand banditisme" aux yeux de tous déplore Me Pierre Bruno. L’avocat défend l’agent de joueur de football Jean-Luc Barresi, dans une affaire d'extorsion de fonds sur le port autonome de Marseille . Vendredi, l’agent de joueur a été condamné en appel à 3 ans de prison dont 2 avec sursis. Des peines réduites par rapport à la première instance .

Les faits qui lui sont reprochés remontent au début des années 2000. Ernest Vittiglio, le patron d’une société de gardiennage porte plainte. En échange de marchés sur le port pour son entreprise, il aurait été forcé d’embaucher la compagne de Jean-Luc Barresi comme secrétaire. Un autre protagoniste dans cette affaire, Edmond Goubert, aurait pour sa part exigé le versement de 25 000 francs par mois (près de 4 000 €). Edmond Goubert, surnommé "Momon" est alors présenté à l'instar de Barresi comme un homme influent sur le port.

Un procès au climat « très malsain »

La plainte d’Ernest Vittiglio fait suite au suicide de son fils, victime selon lui de "menaces verbales" et "d’appels malveillants". Le père s'est dit également victime de menaces de Jean-Luc Barresi accompagné d’une personne présentée comme l’homme de main de Momon. "Je n’ai jamais menacé personne, ni parlé à Vittiglio ce jour-là" s’est défendu Barresi aidé par un témoignage en sa faveur. Le fils d’Ernest Vittiglio, a décrit son père comme un "manipulateur". Il reconnaîtra pourtant que ce dernier a bien été menacé sur le port, mais pas en présence de Jean-Luc Barresi.

Un procès au climat "très malsain" selon l’avocat général et surtout marqué par le poids des absences. Celle d’Ernest Vitiglio, décédé en 2007, mais également de sa veuve qui a renoncé à venir témoigner au dernier moment. Absence très remarquée également de l’autre accusé, Edmond Goubert. "Momon" qui n’a plus donné signe de vie depuis le 11 janvier 2002.
 

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