Un attentat bactériologique simulé dans un bus près de Lyon

Un attentat bactériologique simulé dans un bus près de Lyon

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SIMULATION - L'entraînement a eu lieu ce jeudi matin à l’école départementale du Sdis du Rhône, à Saint-Priest. Plus de 250 personnes ont pris part à cette simulation, qui a réuni des services venus des douze départements des régions Rhône-Alpes/Auvergne.

Tout est calme. Un bus TCL est à l'arrêt, à deux pas du campus porte des Alpes de l'université Lyon II. Soudain, une détonation sourde retentit. Un terroriste vient de faire exploser une grenade associée à un récipient contenant un toxique de guerre. Le bilan est lourd : l'auteur de l'attentat est décédé, et vingt autres victimes plus ou moins blessées sont recensées. Les secours arrivent sur place, et commencent à évaluer la gravité de la situation.

Tel est le scénario qui a été joué ce jeudi matin à l’école départementale du Sdis (pompiers) du Rhône, à Saint-Priest. "Il s'agit d'un entraînement NRBC-E (nucléaire, radiologique, bactériologique chimique et explosif, ndlr), et non pas d'un exercice ou d'une démonstration, explique Arnaud Anselle, commandant à l'Etat-major interministériel de la zone de défense sud-est. La différence, c'est que si les gestes sont mal exécutés, on peut faire marche arrière."

"La menace est réelle"

Ce jeudi, plusieurs services (pompiers, police, Samu, démineurs, gendarmerie…) venus de tout le secteur Rhône-Alpes/Auvergne ont participé à la simulation, soit 256 personnes. "Il s'agit de faire travailler tous les acteurs ensemble, précise Serge Delaigue, directeur du Sdis du Rhône . Nous sommes dans la première agglomération de France après Paris. Si un attentat de ce type se produit, nous devons être prêts et savoir comment nous organiser."

"La menace existe, elle est réelle, relève Arnaud Anselle. Nous ne pouvons pas reproduire un vrai effet de panique et de stress, mais ce genre d'entraînement permet de ne pas être complètement surpris le jour où cela arrive." La police judiciaire lyonnaise a finalement trouvé la carte d'identité du terroriste. "Notre rôle, avec la police technique et scientifique, est d'effectuer des relevés d'empreintes voire d'ADN sur les victimes, les témoins et les suspects, car à ce stade on ne sait pas encore quel rôle a tenu chacun des protagonistes. Et nous procédons si possible à des auditions pour comprendre ce qu'il s'est passé", confie le commandant Cartet, de la PJ. Selon nos informations, l'enquête du jour devrait être rapidement bouclée.
 

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