Un chef de clan bulgare forçait des jeunes femmes à se prostituer

Un chef de clan bulgare forçait des jeunes femmes à se prostituer

JUSTICE - Six Bulgares sont jugés mardi par le tribunal correctionnel de Marseille, soupçonnés de traite d'êtres humains pour avoir forcé à la mendicité et à la prostitution sept de leurs compatriotes.

Un véritable cauchemar. Venues en France pour une vie meilleure, des jeunes femmes d’origine bulgare ont été forcées pendant deux années à se prostituer à Marseille pour le compte d’un chef de clan. Ce dernier, présenté comme le chef de "clan", et six prévenus, tous membres de la même famille de ferrailleurs, sont aussi accusés d'avoir organisé des activités de mendicité, en 2012 et jusqu'en juillet 2013, peu après qu'une prostituée eut porté plainte.

Sevdalina Yankova, dite "Roni", 25 ans, a confirmé mardi à la barre que le cerveau, Yordan Hristov, et son fils, Ivan, lui prenaient tous ses gains, entre 100 et 200 euros par soir. Elle avait porté plainte, expliquant avoir été recrutée en Bulgarie par le fils Hristov, lui-même prostitué travesti sur le même boulevard de Marseille.

Des personnes âgées forcées de mendier

"Une semaine après mon arrivée, ils ont commencé à me battre avec des barres en bois. Je ne sais pas pourquoi ils ont fait cela. Certainement pour de l'argent. Et dans la journée, je ne pouvais pas sortir du camp", a expliqué la jeune femme, qui ne se prostitue plus aujourd'hui et vit avec son compagnon, ajoutant avoir reçu des menaces après sa plainte.

Lors de l'enquête, elle avait expliqué en détail comment elle avait été forcée de travailler sept jours sur sept et avait subi des brûlures à la cigarette. L'enquête révélera que six mendiants, recrutés en Bulgarie, étaient en outre exploités par la famille Hristov.

L'un d'entre eux, Kolio Kolev, 61 ans mais en paraissant quinze de plus, voûté, a confirmé mardi à la barre le sort qui lui était réservé : mendier tous les jours de 8 heures à 19 heures, remettre les gains (40 à 50 euros quotidiens) à la femme de Yordan. "Elle les notait tous les soirs dans un cahier à spirales", "un café le matin avant de partir, deux sandwiches à midi et un repas le soir sans doute récupéré dans les poubelles de grandes surfaces", raconte-t-il.
 

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