Un étudiant jugé pour trafic de produits dopants

FRANCE

FAIT DIVERS - Le parquet a requis deux ans avec sursis à l'encontre d'un étudiant lyonnais qui revendait des produits anabolisants.

Jeune, mais costaud. Un étudiant lyonnais de 25 ans s'est retrouvé ce jeudi 13 novembre au tribunal correctionnel de Lyon. Une convocation qu'il doit… à sa passion pour le culturisme. Un amour de la gonflette qui pourrait lui coûter cher. Le parquet a requis deux ans de prison avec sursis contre le jeune lyonnais " pour trafic de médicaments, exercice illégal de la profession de pharmacien et mise en danger de la vie d'autrui", selon le quotidien Le Progrès .

L'histoire débute par une simple enveloppe interceptée par la police à l'aéroport de Roissy. Rempli de produits illicites, le courrier conduit les enquêteurs tout droit à Denis, étudiant lyonnais. Au fil des investigations, les policiers découvrent que le jeune homme de 25 ans a mis au point un système de vente de produits dopants. Et l'étudiant en école de commerce avait visiblement bien appris ses leçons : il achetait les substances sur Internet puis les revendait.

Un trafic qui aurait rapporté entre "15 000 et 20 000 euros" à l'étudiant

Jouant les apprentis chimistes, Denis concoctait parfois certains mélanges. Des cocktails que l'étudiant aurait "testés lui-même" avant de les proposer à ses clients. Un business qui lui aurait rapporté entre "15 000 et 20 000 euros entre juin 2012 et avril 2014". En plus de l'argent empoché, Denis récolte aussi des "fièvres et montées de lait" dû à la prise de ces produits dopants. Gonflé même en affaires, le jeune homme s'associe avec un autre étudiant pour développer cette entreprise florissante. Ils créent alors un site Internet de vente de t-shirts, servant de vitrine pour écouler les produits dopants. La justice mettra un point final à ce business.

Le parquet a requis deux ans avec sursis et 1 000 euros d'amende contre Denis lors de l'audience au tribunal correctionnel de Lyon ce jeudi 13 novembre. Son complice pourrait écoper d'une peine de dix mois avec sursis et 500 euros d'amende. Les deux comparses seront fixés sur leur sort lors du jugement prévu le 27 novembre. Le sens des affaires pourrait bien mener les deux étudiants en commerce directement à la case prison.

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