Un gang de voleuses de vêtements démantelé à Cannes

Un gang de voleuses de vêtements démantelé à Cannes

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FAIT DIVERS. Organisées en véritable réseau, une vingtaine de femmes, souvent mères de familles niçoises, dévalisaient depuis au moins plusieurs mois 80 commerces principalement de vêtements féminins, dans les Alpes-Maritimes. Le montant du préjudice est énorme : les policiers l’estiment à plusieurs centaines de milliers d’euros. Au total, 17 personnes ont été mises en examen.

Un gang de haut vol… à l’étalage ! Les policiers de la brigade de la répression des atteintes au bien de la sûreté de Cannes viennent de démanteler un véritable réseau qui a écumé 80 grandes enseignes des Alpes-Maritimes à Cannes, Antibes, Grasse, Nice et en particulier à Cap 3000 à Saint-Laurent-du-Var. L’équipe était constituée d’une vingtaine de femmes, souvent des mères de famille niçoises sans emploi âgées de 25 à 40 ans, qui s’emparaient principalement de vêtements féminins.

"Lors de perquisitions, on a retrouvé des dizaines et des dizaines de sacs plastiques de 100 litres remplis de ces habits, certains sans étiquette, il y avait aussi un peu de parfum", explique à metronews le commissaire Nicolas Caravokiros.

Le butin est énorme puisqu’il est estimé, au bas mot, à plusieurs centaines de milliers d’euros, sachant que ce business durait "depuis pas mal de temps, des mois, peut-être plus" affirment les enquêteurs et que toutes les marchandises n’ont pas été retrouvées. Au total, 17 personnes ont été mises en examen dont un homme. Sept ont été placées en détention et 10 sous contrôle judiciaire.

Les sacs à main blindés

Pour aider les voleuses à l’étalage, quatre vigiles complices payés en espèce ou en objets volés, leur facilitait la vie dans les magasins qu’ils étaient censés surveiller. Un système de passe-passe où elles déposaient un sac vide au gardien puis le reprenaient, plein, en sortant avait notamment été mis au point. Mais pas seulement.

Ces femmes étaient aussi équipées d’outils pour enlever les antivols (retrouvés au domicile de certaines) et des "classiques" sacs à main blindés, style cabas, permettant de passer les portiques de sécurité sans la moindre encombre. Les membres de ce gang agissaient sur commande et parfois même pour leur convenance personnelle.

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