Un homme accusé de torture et d'actes de barbarie sur son ex-femme

Un homme accusé de torture et d'actes de barbarie sur son ex-femme

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JUSTICE - Un enseignant à la retraite est jugé ce lundi pour tortures et actes de barbarie sur son ex-épouse. Les violences auraient eu lieu pendant 30 ans, mais la prescription ne permettra aux jurés de s’exprimer uniquement sur les 3 dernières années de cette union.

Longtemps résignée, Colette dénonce aujourd’hui 30 années de sévices. Cécité de l’œil gauche, mutilations ou encore perte de dents, ses séquelles en disent long. Ce sont biens des faits de tortures et des actes de barbarie que la justice a retenu pour qualifier les violences que lui a fait subir son ex-mari. Pourtant, devant la cour d'assises des Bouches-du-Rhône, René 71 ans n’aura pas à répondre de la totalité des actes qui lui sont reprochés. En raison d’une prescription de 10 ans, les jurés s’exprimeront sur des faits qui auraient eu lieu entre 1999 et 2002, l’année où Colette se décide à fuir définitivement le domicile conjugal. Pourtant libérée du poids de ce mariage, Colette ne se décidera à porter plainte qu'en 2009 .

De cette union, nouée dans les années soixante-dix, la retraitée retient "la violence et l’humiliation". Colette en garde une infirmité permanente de 30 %. Huit expertises médicales ont déjà livré une conclusion sans appel : tous ses traumatismes correspondent à des coups de poing ou objets contondant de type nerf de bœuf. Outre les violences, René est également décrit comme un manipulateur. "Il dirigeait sa vie [..] il piquait tous ses sous" résume Me Epailly, l'avocat de la victime.

Le témoignage accablant de la fille du couple

René, enseignant à la retraite nie les faits. La plupart des blessures de son ex épouses seraient  consécutives à des accidents domestiques", se défend-il. Une défense mise à mal, puisque le témoignage de sa fille l’accable. En plus d’avoir assisté aux violences faites à sa mère, elle accuse aujourd’hui son père de l’avoir elle-même violée.

L’avocat de Colette ne veut pas limiter le procès au champ de 3 années de tortures. Me Laurent Epailly souhaite contester la prescription en requalifiant certains actes des violences sexuelles en viols. "juridiquement, requalifier ces faits est impossible" conteste Me Frederic Monneret, avocat de la défense qui décrit une relation sadomasochiste entraînée dans une "spirale infernale".

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