Un lycéen français en prison au Maroc pour avoir hissé un drapeau utilisé par des islamistes

FRANCE
FAIT DIVERS – Ce jeune de 18 ans, originaire de Lambersart, près de Lille, a hissé le drapeau noir du tawahid, notamment utilisé par les islamistes, sur le toit d'une maison lors d'une fête de fiançailles. Selon ses proches, il s'agissait pour lui d'un geste festif, mais la police marocaine lui a fait signer des aveux pour "apologie du terrorisme".

Ce jour-là, il aurait mieux fait de mettre son drapeau dans sa poche. Un lycéen de Lambersart, près de Lille, est en détention au Maroc, depuis le 22 août. Abdelmalik El Makrini, 18 ans, est accusé par la justice marocaine d' "acte d’apologie du terrorisme". Son tort : avoir hissé le drapeau noir du tawahid, notamment utilisé par les islamistes, sur le toit d'une maison, lors des fiançailles d’une cousine.

"C'est un jeune homme droit et honnête, qui subit actuellement une injustice, indique une porte-parole de son groupe de soutien sur Facebook. Abdelmalik a expliqué l'avoir hissé sans mauvaises intentions, dans un élan de festivité à domicile et ne savait pas que c'était interdit. Ce drapeau est vendu librement en France. Il n'est pas prohibé. Il signifie tout simplement l'appartenance à la communauté musulmane."

Un PV signé sans connaître la langue

Selon ses défenseurs, cet élève du lycée Baggio à Lille, au casier judiciaire vierge, qui ne parle pas arabe, a signé un procès-verbal non traduit stipulant qu'il avouait faire l’apologie du terrorisme. Actuellement emprisonné dans un centre de détention à Salé, près de Rabat, le jeune homme a reçu en septembre la visite du consul général de France au Maroc.

"Il risque entre deux et cinq ans de prison, ajoute la porte-parole. Ils sont en train de gâcher la vie de ce jeune en compromettant son avenir, alors qu'il est en pleine année de son baccalauréat." Et de rappeler qu'Abdelmalik souffre d'“hypertension artérielle”. Le consul s’est assuré qu'il était en mesure de prendre son traitement. En attendant, il ne connaît toujours pas la date de son audience.

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