Un policier de la BAC condamné pour avoir violenté un suspect

FRANCE

FAIT DIVERS - Le policier de la BAC (brigade anti-criminalité) de Boulogne-sur-mer avait mis le canon de son arme dans la bouche d'un suspect.

Un geste traumatisant pour sa victime. Un policier qui travaillait à la BAC (brigade anti-criminalité) de Boulogne-sur-mer (Pas-de-Calais) a été condamné mardi à un an de prison avec sursis par le tribunal correctionnel pour avoir mis le canon de son arme dans la bouche d'un suspect.

Les faits remontent à novembre 2013. Deux officiers de la BAC ont été appelés pour une affaire de véhicule volé à Boulogne. Deux hommes connus des services de police sont interpellés. A un moment donné, lors de l'interpellation, les deux hommes assis à l’arrière de la voiture de police, ne sont plus qu’avec un des deux officiers, qui fera ultérieurement l'objet d'une plainte pour des violences.

 La présence d'ADN sur le canon 

Une enquête confiée par le parquet à l 'IGPN (la "police des polices", ndlr), a permis de confirmer la présence d'ADN de la victime, de la salive, sur le canon de l'arme du policier incriminé. Sa condamnation figurera sur le bulletin numéro un de son casier judiciaire, qui ne peut être consulté que par les autorités judiciaires, mais pas sur le bulletin numéro deux de son casier, qui peut être délivré aux administrations.

"Le fonctionnaire, depuis un an, n'exerçait plus au sein de la brigade anti-criminalité, à la suite de l'enquête qui a révélé qu'il y avait eu un problème de comportement, a déclaré Thierry Alonso, directeur départemental de la sécurité publique du Pas-de-Calais. Au moment où la décision judiciaire sera définitive, les conséquences en seront tirées au point de vue disciplinaire." 

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