Un recruteur pour le djihad en Syrie arrêté à Nice

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ARRESTATION - Un homme de 22 ans qui est soupçonné d'être un recruteur pour le jihad en Syrie a été arrêté samedi à Nice. Il a été placé en garde à vue. Il est accusé d'avoir payé un billet d'avion à une adolescente de 16 ans, arrêtée alors qu'elle s'apprêtait à décoller pour la Turquie.

L'arrestation a eu lieu samedi à l'aéroport de Nice. Les policiers ont intercepté une jeune fille d'origine marocaine de 16 ans qui s'apprêtait à prendre un vol pour la Turquie. Elle avait le projet de se rendre en Syrie, selon un communiqué du ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve.

La Police aux Frontières a été alertée par Turkish Airlines de l'achat d'un billet d'avion par cette mineure qui était accompagnée d'une femme voilée. Lors de l'interpellation, l'adolescente affirme vouloir rendre visite à Istanbul à sa grand-mère. Peu convaincus, les enquêteurs ont interrogé le père de la jeune fille. Celui-ci a assuré ignorer les intentions de sa fille et ne pas avoir de famille en Turquie. Comme le prévoit le plan gouvernemental anti-jihad, le père de la jeune fille "a fait opposition à la sortie du territoire français", a indiqué une source proche du dossier.

"Il devra s'expliquer devant ses juges"

Les investigations ont ensuite permis à la brigade anti-criminalité de la direction départementale de la sécurité publique des Alpes-Maritimes d'interpeller samedi soir l'homme, soupçonné d'avoir payé le billet d'avion de la jeune fille.

Le suspect a été placé en garde à vue. Le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve s'est félicité de l'arrestation de ce "présumé recruteur et passeur dont le rôle reste à préciser mais qui devra s'expliquer devant ses juges".

Les autorités françaises s'inquiètent du phénomène des départs vers la Syrie et, lors du retour en Europe, de risques d'attentats de la part des candidats au jihad les plus radicalisés. Plus de 900 personnes seraient concernées, un chiffre englobant ceux qui sont déjà partis sur le théâtre des opérations, ceux en transit et ceux dont les services de renseignement ont la conviction qu'ils projettent d'y aller.

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- Tout savoir sur le plan anti-djihad du gouvernement

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