Une chambre spéciale pour les malades d'Ebola dans un hôpital lyonnais

Une chambre spéciale pour les malades d'Ebola dans un hôpital lyonnais

SANTE – La volontaire de MSF contaminée par Ebola au Libéria sera hospitalisée à l'hôpital militaire Bégin, à Saint-Mandé (Val-de-Marne). Quelle prise en charge en cas de contamination d'un patient de la région lyonnaise par le virus Ebola ? L'hôpital de la Croix-Rousse dispose d'une unité spécialement conçue pour traiter les pathologies de ce type.

Un petit parcours du combattant. Voilà ce que doit effectuer le personnel de santé de l'hôpital de la Croix-Rousse à Lyon pour accéder à la chambre P4 de l'établissement. Et pour cause, cette pièce unique en Rhône-Alpes/Auvergne n'est pas tout à fait comme les autres, puisqu'elle accueille uniquement des patients atteints de maladies très graves. C'est par exemple ici que seraient traitées des personnes atteintes par le virus Ebola, qui a déjà fait près de 1 500 morts en Afrique de l'Ouest.

"La chambre P4 est complètement isolée du reste du service et peut recevoir jusqu'à deux personnes atteintes de la même pathologie. C'est une pièce à pression négative donc aucun pathogène bactérien ou viral ne peut sortir de la chambre. Celle-ci est uniquement accessible par un code, et il faut passer par deux sas successifs pour y entrer, précise le professeur Christian Chidiac, chef adjoint du service des maladies infectieuses et tropicales de l'hôpital lyonnais. Le premier est destiné à l’habillage, car il faut porter une combinaison adaptée, et le second sert à la préparation des soins."

Trois cas suspects

Et rien que pour se changer, les personnels – tous spécialement formés – doivent suivre un protocole à la lettre. "En plus de la combinaison, nous devons mettre un masque, des lunettes, deux paires de gants, des sur-chaussures ou encore un tablier, détaille une infirmière. Chaque centimètre de peau est couvert." Une panoplie à usage unique dont le coût est évalué à quarante euros pièce et qui demande une vingtaine de minutes pour l'enfiler de la tête aux pieds. Jusqu'à présent, trois cas suspects d'Ebola ont été pris en charge à l'hôpital de la Croix-Rousse.

"A chaque fois, les tests ont montré que la contamination n’était pas avérée", assure le professeur Chidiac, qui ajoute que son service reçoit actuellement "un ou deux appels par jour" d’hôpitaux ou de médecins de la région signalant des patients dont les symptômes pourraient relever d’une contagion par le virus. "Mais il n'y a pas de psychose , le risque d’une épidémie en France reste infime", confie le personnel hospitalier.
 

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