Une conférence où les entrepreneurs osent parler de leurs flops

Une conférence où les entrepreneurs osent parler de leurs flops

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INNOVATION – Sujet tabou dans le milieu de l'entrepreneuriat et professionnel en général, l'échec sera au cœur de la conférence FailCon organisée ce jeudi à Toulouse. Des entrepreneurs réputés comme le cofondateur de Viméo viendront y témoigner de leurs ratés et de la façon dont ils ont rebondi.

"Les plus grandes réussites émergent souvent d'une succession d'échecs", lance Guillaume Cerquant, chargé de l'accompagnement des startups chez Ekito, un accélérateur privé à Toulouse .
Une logique que les entrepreneurs ont parfois du mal à intégrer. "Les start-up que nous suivons à Ekito ont bien conscience qu'une sur cent va arriver à son objectif et être rentable, poursuit-il. Mais ils se convainquent qu'ils seront ce un pour cent. Or, ce sont les entrepreneurs qui ont appris à se relever qui réussissent le mieux".

Pour faire évoluer les mentalités, Ekito organise une FailCon jeudi, littéralement conférence de l’échec, un concept venu des Etats-Unis. Des entrepreneurs réputés y partagent leurs ratés. Parmi eux, le cofondateur de la plateforme de vidéos Viméo Jack Lodwick viendra expliquer comment il a perçu la vente de son entreprise comme un échec, notamment parce que son avenir allait lui échapper.

"Une pression sociale trop forte sur les entrepreneurs"

Une initiative bienvenue aux yeux de Gaëtan Séverac, cofondateur de Naïo technologies. Il évoquera la série d’échecs rencontrés sur le prototypage de leur robot de désherbage Oz et son financement. "Il est important de considérer les échecs comme des étapes mais aussi de communiquer à ce sujet car il existe pression sociale trop forte sur les entrepreneurs. Or créer sa boîte n’est pas une science exacte."

Des ratés qui sont aussi l'occasion de privilégier son épanouissement personnel. L’ancien maire de Toulouse Philippe Douste-Blazy était ainsi venu témoigner de son parcours à la FailCon de novembre dernier. "Après ne pas avoir obtenu un poste de Premier ministre et avoir perdu la mairie de Toulouse, il a connu une traversée du désert en politique, explique Guillaume Cerquant. Il s'est alors recentré sur sa passion première, son métier de médecin. Et aujourd’hui, il est président d’Unitaid et Secrétaire Général Adjoint des Nations-Unies, en charge de la réflexion sur les financements innovants pour le développement".

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