Une manifestation "contre les violences policières" samedi à Nantes

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SECURITE – Après la manifestation du 22 février à Nantes contre le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, des militants poursuivent la mobilisation contre "la banalisation de l'utilisation systématique de la violence pour réprimer les manifestants."

Ils veulent défiler "pour tous les mutilés". Samedi, à 15 heures, un collectif de lutte contre les violences policières appelle au rassemblement devant la préfecture, pour protester contre "la banalisation de l'utilisation systématique de la violence pour réprimer les manifestants".

Le mouvement fait notamment suite à la manifestation à Nantes du 22 février dernier contre le projet d'aéroport, au cours de laquelle des affrontements entre manifestants et policiers avaient eu lieu.  A l’issue de la journée, les forces de l’ordre avaient annoncé que 130 de leurs hommes avaient reçu des projectiles. Mais les manifestants ont aussi été touchés : au moins quatre plaintes contre X pour "violences volontaires avec armes" ont été déposées au tribunal de Nantes, de la part de militants victimes de tirs. Le collectif Appel aux blessés du 22 février, formé par les victimes, leurs familles et des militants anti-flashball, recense ainsi trois blessés graves à l’œil.

"Des armes à la dangerosité avérée"

"La police utilise des armes, dont la dangerosité est avérée par un grand nombre de spécialistes, mutilant gravement des manifestants, heurtant de plein fouet des familles venues manifester", s’indigne le collectif dans un communiqué. "Cette répression policière est accompagnée par un acharnement judiciaire, un mois après, envoyant un père de famille derrière les barreaux. C'est cette même logique répressive qui s'abat lors de l'expulsion le 6 mai d'un bâtiment occupé par des sans-logis à l'aube, à coup de matraques, blessant deux personnes", poursuit-il, en référence de l’évacuation du squat de la rue Crucy à Nantes.

Le collectif appelle "toutes les personnes que la violence révolte à rejoindre le cortège pour qu'ensemble nous n'ayons plus peur de défiler pour la défense des droits essentiels."
 

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