Une surveillante agressée par deux détenus à la prison d’Orvault

Une surveillante agressée par deux détenus à la prison d’Orvault

FAIT-DIVERS – Quatre détenus ont tenté de séquestrer et ont frappé une surveillante de prison dimanche. En réaction au manque d’effectifs sur le site, une manifestation des surveillants de prison est prévue mercredi.

Elle était la seule femme dans le bâtiment. Ils ont tenté d’en profiter. Dimanche, dans l’après-midi, une surveillante de l’établissement pénitentiaire pour mineur d’Orvault, a été victime d’une "grave agression" et d’une "tentative de prise d’otage", de la part de deux détenus.

Le coup était prémédité. "Vers 16 h 30, un détenu mineur qui s’était rendu à la buanderie demande à la surveillante de l’unité la possibilité de téléphoner. La collègue accepte puis continue son travail et va ouvrir la porte d’un autre détenu qui l’appelait", explique la CGT pénitentiaire . A ce moment, le premier "la pousse violemment dans le dos afin de la faire entrer en cellule, tandis que le second la tire par le bras". Ils lui volent son système de communication, qui fait office d’alarme.

Les détenus maîtrisés

La jeune femme se débat, réussit à sortir de la cellule, et essaie d’échapper à ses agresseurs. Mais dans le couloir, l’un des deux lui subtilise ses clés en la menaçant d’une arme blanche. Il ouvre ensuite deux autres portes de cellules, libérant deux autres détenus. L'un d'eux a refusé de s'associer au mouvement. Pour tenter de donner l’alerte, la surveillante crie, tape sur les cloisons, et parvient à utiliser son sifflet. Elle finit finalement par donner l’alarme. Une équipe d’intervention parvient à maîtriser les détenus, qui ont été placés en quartier disciplinaire.

Pour la GCT, cette "tentative de prise d’otage" s’inscrit sur fond d’un manque d’effectif chronique à l’EPM d’Orvault : "Alors que la règle le prévoit, la collègue n’était assistée ce jour-là d’aucun binôme. Avec ce soutien, l’incident n’aurait pas eu lieu". D’après le syndicat, 8 500 heures supplémentaires ont été effectuées en 2013, ce qui correspond à 6 agents à temps plein dans l’établissement.

Un "mouvement de protestation" est prévu mercredi prochain à l’intérieur de l’établissement pour demander notamment à la direction de l’administration pénitentiaire "un plan d’emplois d’urgence sur le site".
 

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