Une université portugaise condamnée à fermer son antenne près de Toulon

Une université portugaise condamnée à fermer son antenne près de Toulon
FRANCE

JUSTICE - Le TGI de Toulon a condamné l'antenne française du centre universitaire portugais Fernando-Pessoa, qui forme notamment des chirurgiens-dentistes, à fermer "immédiatement sous astreinte de 100 euros par jour" ses sites du Var et de l'Hérault, a-t-on appris mardi de sources concordantes.

Le feuilleton judiciaire du centre universitaire Fernando-Pessoa continue . Le TGI de Toulon l'a condamné mardi à fermer "immédiatement sous astreinte de 100 euros par jour" ses sites du Var et de l'Hérault. Ce centre forme chaque année quelque 300 étudiants en chirurgie-dentiste.

Dans un communiqué, la secrétaire d'Etat à l'Enseignement supérieur, Geneviève Fioraso, a salué cette décision ordonnant la fermeture de cet établissement privé. Cette procédure avait été initiée par l'Union dentaire-Union des jeunes chirurgiens-dentistes (UJCD).

"Conformément à la loi relative à l'enseignement supérieur et la recherche, l'université doit déposer un dossier complet, ce qui n'a jamais été fait à ce jour auprès du rectorat, précisant les conditions d'enseignement, les contenus des formations et les profils des enseignants", affirme Mme Fioraso dans un communiqué.

Le centre veut faire appel

Pour le président du centre universitaire, désormais appelé Clesi, le changement de nom est à l'origine de cette procédure. Mais selon lui, ce n'est pas "une nouvelle entité juridique".

Le président du Clesi, Bruno Ravaz, a affirmé qu'il allait saisir, outre la cour d'appel, la commission européenne, pour "délit d'entrave à la libre prestation des services", et pour "délit d'entrave à la libre circulation des étudiants en Europe", ajoutant qu'il ne comptait pas se plier à l'ordonnance de fermeture. "Je ne vais pas laisser 300 gamins sur le carreau", a-t-il lancé.

Les antennes de l'université portugaise de La Garde (quelque 200 étudiants), près de Toulon, et de Béziers (une centaine d'étudiants) dispensent actuellement des formations en odontologie et physiothérapie, a-t-il détaillé. Par ailleurs, une information judiciaire pour "tromperie sur les qualités substantielles d'une prestation" est actuellement en cours d'instruction.

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