Une vignette automobile pour payer l'entretien du réseau routier français ? Le gouvernement dément

DirectLCI
ROULE MA POULE - Selon Le Parisien, un comité d'experts missionnés par Elisabeth Borne planche sur la mise en circulation d'une vignette afin de financer l'entretien des routes. Cette vignette "anti nid-de-poules" pourrait rapporter jusqu'à 5 milliards d'euros par ans à l'État.

C'est à se demander s'il y aura encore de la place que les pare-brises... La vignette Crit'air pourrait bientôt ne plus être la seule à orner les pare-brises des automobilistes. Le réseau routier français est dégradé et la ministre des Transports a missionné un comité d'experts dans le cadre des Assises de la mobilité pour réfléchir à la façon dont l'entretien de ce dernier pourrait être financé. Selon Le Parisien, des experts planchent actuellement sur le sujet et "leurs conclusions seront rendues le mois prochain", indiquent nos confrères. 


Mais toujours selon le quotidien, une piste pourrait être retenue : celle d'une vignette "anti nid-de-poules" qui permettrait d'engranger entre 3 et 5 milliards par an. Bien sûr, cette piste n'est pas la seule car ils réfléchissent aussi à une augmentation de la taxe sur l'essence ou encore la facturation au kilomètre de la circulation des camions et des voitures. 

Ce sont les diminutions des crédits d'entretien qui ont, au cours des années, fait passer la France de la première place du classement mondial en termes de qualité à la septième en six ans. Cette vignette, pourrait coûter entre 75 et 125 euros par véhicule mais il faudra attendre la fin février pour savoir quels grands projets d'infrastructure parmi la vingtaine mis en pause début juillet auront une chance de voir le jour. La ministre des Transports, Elisabeth Borne a fait état d'"investissements vitaux avec lesquels (elle) ne (transigera) pas". 


Cette concertation d'experts devrait aboutir à une stratégie nationale puis à un projet de loi qui planifiera la construction des futures infrastructures à horizon de 5 à 10 ans. Durant ces trois mois de concertations, 64 réunions publiques ont été organisées, la plateforme ouverte sur internet a reçu 2.500 contributions, et plusieurs centaines d'experts ont planché sur le sujet. Mais pour financer ces infrastructures et rénover le réseau routier, il faut trouver des pistes de financement et cette vignette en est une parmi d'autres. 

Il n'a jamais été envisagé d'instaurer une vignette sur les automobilistesUn porte-parole du ministère des Transports

Néanmoins, le député du Maine et Loire Matthieu Orphelin (LREM) a tempéré l'avancement de cette option :  selon ce proche de Nicolas Hulot qui est un des membres du Conseil d'orientation des infrastructures, celle-ci n'aurait pas été "recommandée" mais simplement "listée parmi d'autres" et d'évoquer, à titre d'exemple, la création d'une vignette pour le transport de marchandises. 


Réserve confirmée par le ministère des Transports qui a, un peu plus tard, tout simplement écarté l'idée d'une nouvelle vignette automobile pour financer l'entretien des routes. Et précisé que le gouvernement présenterait sa "nouvelle politique de mobilité" en février. "Il n'a jamais été envisagé d'instaurer une vignette sur les automobilistes", a indiqué un porte-parole du ministère des Transports, contacté par l'AFP.

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter