Université Lyon I : les urgences comme s'ils y étaient

Université Lyon I : les urgences comme s'ils y étaient

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SANTE – L'université Claude-Bernard Lyon I a inauguré ce jeudi son nouveau Centre lyonnais d'enseignement par la simulation en santé (Cless). Cette structure située sur le site de Grange-Blanche doit permettre aux étudiants en santé de se former en réalisant de véritables interventions sur des mannequins haute-fidélité.

Loïc est totalement paniqué. Ce jeune père de famille déboule en sueur aux urgences. Vincent, son bébé de trois mois, ne va vraiment pas bien et n’arrête pas de pleurer. "Il a de la fièvre, il vomit…", lance-t-il, hésitant à François-Xavier, le médecin de garde ce soir-là. Tout laisse penser qu'il s'agit d'un choc septique (insuffisance circulatoire aiguë liée à une infection bactérienne). Sauf qu'en réalité, Loïc est médecin formateur, François-Xavier est un interne en quatrième année d'anesthésie-réanimation et que le nourrisson… est un mannequin haute-fidélité.

Ce jeudi, l'université Claude-Bernard Lyon I a inauguré son nouveau Centre lyonnais d'enseignement par la simulation en santé (Cless). Cette structure située sur le site de Grange-Blanche doit permettre aux étudiants en santé de se former en réalisant de véritables interventions sur des mannequins haute-fidélité. "On dénombre une dizaine de centres de ce genre en France, précise le professeur Jean-Jacques Lehot, le directeur du Cless. Les cours théoriques ne suffisent pas toujours, il est bien que les étudiants puissent mettre les mains dans le cambouis."

Gérer le stress

Les futurs médecins, qui ne connaissent pas le scénario à l’avance, sont filmés durant la simulation. Place ensuite à un débriefing complet avec les formateurs. "C'est réaliste, le degré de stress est important, confie François-Xavier. Tellement qu'on n'intègre pas toutes les indications que nous donnent les parents. Ce n'est d'ailleurs pas facile de gérer l'inquiétude de la famille."

Durant l'exercice, l'interne est épaulé par une infirmière professionnelle. "Si la simulation se passe mal, nous n'allons pas jusqu'au décès du faux patient, indique Caroline, l'infirmière qui a prêté main-forte à François-Xavier ce jeudi. Cela ne servirait à rien que ce soit un échec complet. Ce n'est pas une évaluation, mais une formation." Et heureusement, grâce au bon travail de François-Xavier, le petit Vincent a été sauvé.

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