Vague d'indignation après les tags racistes et homophobes à Toulouse

Vague d'indignation après les tags racistes et homophobes à Toulouse

France
DirectLCI
FAIT-DIVERS – Inscrits à la bombe, des insultes ont été retrouvés en différents endroits de Toulouse dans le week-end. Des tags qui ont suscité la colère et l'indignation.

Lundi matin, Toulouse s'est réveillée avec un sentiment de colère et de révolte. Après la découverte durant le week-end d'inscriptions racistes et homophobes sur la façade de différents lieux de la Ville rose , les réactions des personnalités politiques et de la quasi-totalité des candidats aux municipales, (EELV, UDI, UMP, Christine de Veyrac, Jean-Pierre Plancade) se sont multipliées. 

Lundi en début d'après-midi, Manuel Valls a  parlé d'actes "lâches et insoutenables (...) qui ne peuvent que nous révulser" et qui "salissent la ville de  Toulouse ". A la fin du mois, le ministre de l'Intérieur doit se rendre dans la Ville rose pour assister à un débat sur le racisme.  "Il est de notre responsabilité de ne pas laisser s'installer ce climat délétère aux relents des années noires", a déclaré de son côté le maire Pierre Cohen tandis que Jean-Luc Moudenc son challenger aux prochaines élections municipales a rappelé son attachement "au respect de toutes les communautés qui font la richesse de Toulouse".

Appel à manifester samedi

De son côté, Arc en Ciel, l'association de défense des homosexuels, a appelé à manifester samedi après-midi à Toulouse. Et "face aux risques désormais avérés de danger de l'ordre public", a demandé l'interdiction des manifestations auxquelles appelle le collectif Jour de colère les 5 et 6 avril dans plusieurs villes de France.

Cinq façades prises pour cible

Entre samedi et dimanche, cinq façades de bâtiments ont été la cible de tags racistes ou à caractères antisémites. Au cimetière Salonique, dans le quartier Jolimont, l'inscription "Jeunesses nationalistes" a été découverte sur le mur d'enceinte tandis qu'à St Cyprien une croix gammée et deux croix celtiques étaient retrouvées sur la vitrine du local de la permanence électorale du Front de Gauche.

Le cinéma Utopia, l'université Toulouse 1 Capitole et l'espace des diversités ont également été visés. Une enquête préliminaire a été ouverte et est menée par le Parquet et les enquêteurs du commissariat boulevard de l'Embouchure.  

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter