Valls à Marseille : dans quel but ?

Valls à Marseille : dans quel but ?

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POLITIQUE - Le chef du gouvernement est en déplacement à Marseille ce lundi et mardi. Manuel Valls sera accompagné de ses ministres de l’Intérieur et de l’Education. L’UMP dénonce une visite "opportuniste" en vue des élections cantonales.

C’est sa grande première à Marseille dans le costume de Premier ministre. Manuel Valls enchaînera visites, discours et poignées de main entre ce lundi après-midi et mardi matin. Il sera accompagné de ses ministres de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, et de l’Education, Najat Vallaud-Belkacem. Dans quel but ? Que faut-il attendre de ce grand déplacement ?

Un mois après les attentats parisiens, la sécurité et l’éducation sont au cœur de cette visite. Le chef du gouvernement devrait se féliciter de l’évolution des chiffres de la délinquance. "En matière de délinquance de voie publique, la baisse est de plus de 19 % ces deux dernières années" avait chiffré le mois dernier Brice Robin, le procureur de la République à Marseille.

L’UMP dénonce une grande manipulation

L’occasion surtout de faire un bilan d’étape de "l’approche globale" – méthode censée coordonner la répression et le volet social – opérée dans 40 cités marseillaises . Une méthode lancée quand Manuel Valls était encore ministre de l’Intérieur. Valls, le "père" des zones de sécurité prioritaires (ZSP), a prévu une visite "de terrain", après sa conférence en préfecture et avant sa rencontre en mairie avec Jean-Claude Gaudin. Curieusement, le choix est porté sur le quartier de Noailles qui n’est pas classé ZSP.

L’autre pilier de cette visite, l’éducation, sera au programme de la journée de mardi, à laquelle ne participera pas Bernard Cazeneuve. Un "point d’étape" sur le pacte de cohésion sociale, avec notamment un échange prévu avec des collégiens et une visite du lycée Victor-Hugo, à côté de la gare Saint-Charles.

La section UMP locale, dans un communiqué, fustige une visite opportuniste "une nouvelle fois à l’aube d’un scrutin électoral" : les départementales des 22 et 29 mars prochains. Dans cette déclaration conjointe, Bruno Gilles et Martine Vassal raillent "un aréopage de ministres" venus "pour s’auto-congratuler" et pour "faire réélire l’actuel président du conseil général", Jean-Noël Guérini, candidat à sa propre succession avec sa liste La force du 13.


 

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