Veolia veut vendre sa part dans la SNCM pour 1 euro symbolique

Veolia veut vendre sa part dans la SNCM pour 1 euro symbolique
FRANCE

SOCIAL - Le président de Veolia Environnement, Antoine Frérot a confirmé qu'il aurait l'intention de céder ses parts au capital de la SNCM pour 1€ symbolique. L'annonce intervient alors que la compagnie maritime est enlisée dans un conflit social depuis 16 jours.

Coup de théâtre. Le groupe Veolia Environnement, un des actionnaires de la SNCM a confirmé par le biais de son président, Antoine Frérot qu'il était prêt à céder pour 1 euro symbolique sa participation au capital de la compagnie maritime.

Veolia est donc prêt à abandonner ses 117 millions d'euros de comptes courants dans la compagnie maritime. M. Frérot a indiqué qu'"ils ne seront pas recouvrés" et sont "provisionnés" dans les comptes de Veolia. "L'important c'est qu'il n'y a qu'une seule solution pour sauver la liaison entre Marseille et la Corse", et "elle passe par un redressement judiciaire, la constitution d'une nouvelle société pour effacer les amendes de Bruxelles", a ajouté M. Frérot

"C’est vraiment étrange" lâche Roland Blum, élu UMP à la mairie de Marseille, interrogé par metronews. " Encore faut-il trouver un repreneur… " s’interroge perplexe l’adjoint de Jean-Claude Gaudin. Veolia détient 66% de la compagnie, à parité avec la Caisse des dépôts. L’entreprise commune qu’ils forment porte le nom Transdev.

"Un écran de fumée"

Pour Rolland Blum il s’agit là "d’un écran de fumée, destiné à brouiller les pistes. Veolia avait déjà dit la même chose au mois de janvier", affirme l’élu. Actionnaires et syndicats ont trouvé mercredi soir un accord permettant d'écarter le redressement judiciaire pour une période de quatre mois, soit jusqu'à fin octobre, le temps d'une "médiation" pour rechercher une solution de restructuration et organiser un nouvel actionnariat.

A la suite de cet accord, le secrétaire d'Etat aux Transports Frédéric Cuvillier a estimé mercredi soir que les conditions d'une sortie de crise à la SNCM "semblaient réunies". Peu avant le début de l'assemblée générale appelée à se prononcer sur la reprise du travail, le délégué syndical SNCM de la CGT Marins Frédéric Alpozzo a cependant "exigé" jeudi matin que les syndicats soient reçus par le Premier ministre Manuel Valls "dans les heures qui viennent".
 


 

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