VIDÉO - A Paris, plus de 15 000 motards se rebellent contre les mesures anti-pollution

FRANCE
POLLUTION - La Fédération française des motards en colère a organisé une trentaine de manifestations partout en France le 10 octobre dernier, pour contester les mesures anti-pollution de la loi de transition énergétique. Celle-ci prévoit qu'une ville puisse restreindre les zones de circulation des deux-roues.

La Journée sans voiture organisée en septembre à Paris pour lutter contre la pollution n'aura sans doute servi à rien si on considère les émissions de particules fines et de CO2 émises par la manifestation des motards, le 10 octobre dernier. En effet, plus de 15.000 motards ont répondu à l'appel de la Fédération française des motards en colère (FFMC) , qui organisait une trentaine de manifestations partout en France pour protester contre les mesures anti-pollution de la loi de transition énergétique. Celle-ci prévoit notamment la restriction des zones de circulation des deux-roues dans les agglomérations.

"Nous prenons moins de place que les voitures. Nous ne tournons pas des heures juste pour nous garer et nous ne roulons pas au diesel", a déclaré Jean-Marc Belotti de la FFMC, avant de scander le slogan de la fédération : "La moto, c’est une solution, pas une pollution". A ce titre, les motards, qui ne pourront plus circuler dans la capitale si leurs motos sont immatriculées avant 2000, ont quitté le bois de Vincennes dans un gigantesque cortège.

"On ne peut pas acheter une nouvelle moto tous les dix ans"

"La mairie de Paris veut tout simplement interdire la circulation des deux-roues motorisés d’avant 2000 dans l’enceinte de la ville", et "on est en train de mettre en place l’obsolescence programmée de nos motos sous prétexte de pollution", a dénoncé Jean-Marc Belotti, appelant "tout le monde à la rébellion, à la désobéissance".

Certains motards ont expliqué avoir déboursé entre 20 000 et 30 000 euros pour acheter leurs motos et ne pas avoir les moyens d'en acheter une "tous les dix ans". Selon Eric Coquereau, secrétaire de la FFMC du Rhône, "une moto ancienne ne pollue pas plus qu’une voiture récente et en plus pour aller d’un point A à un point B, la moto est un moyen de transport économique", car elle n’est "pas aussi sensible aux embouteillages, ni aux temps de stationnement". Eric Coquereau a également rappelé que les particules fines étaient en majorité émises par les véhicules Diesel et que la majorité des motos roulaient à l'essence.

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