VIDÉO - Corse : des milliers de personnes dans les rues

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MANIFESTATION - A trois jours de la venue d'Emmanuel Macron sur l'île de Beauté, les dirigeants nationalistes ont défilé pour faire entendre leurs revendications.

Derrière une banderole "Demucrazia è rispettu pè u populu corsu" ("Démocratie et respect pour le peuple corse"), plusieurs milliers de personnes - entre 5600 et 6000 selon la préfecture, entre 22 et 25 000 selon les organisateurs - défilaient samedi après-midi à Ajaccio à l'appel des dirigeants nationalistes de Corse pour défendre leurs revendications, trois jours avant une visite d'Emmanuel Macron pour les commémorations du 20e anniversaire de l'assassinat du préfet Erignac. 


Le cortège, parti sous la pluie vers 15 heures, était ouvert par des jeunes filles arborant sur leurs épaules le drapeau corse. "Vive la lutte d'indépendance" ou encore "Etat français assassin", scandaient des manifestants munis des feuilles blanches sur lesquelles était écrit en noir "#Demucrazia".

Je pense qu’on a réussi notre pari"Jean-Guy Talamoni, le président de l'Assemblée de Corse

Sur la voiture de tête, qui diffusait des chants traditionnels, on pouvait  lire l’inscription "Amnistia", et une autre bannière avec le mot "Liberta" était tendue en milieu de cortège : autant de références à l'une des principales demandes des nationalistes, l'aministie des "prisonniers politiques".


"Je pense qu’on a réussi notre pari", s'est félicité auprès de l'AFP l'indépendantiste Jean-Guy Talamoni, président de l'Assemblée de Corse, peu après le départ du cortège. "Nous sommes satisfaits que le peuple corse ait répondu a notre appel. Je crois qu’il va y avoir une mobilisation dans la durée, les Corses devront être mobilisés pour nous soutenir, pas seulement avec leurs suffrages". 

Appuyée par un collectif réunissant syndicats, associations et différents mouvements nationalistes, la manifestation visait "à convaincre le président, à travers une mobilisation populaire et pacifique, d'ouvrir un dialogue", avait expliqué à l'AFP le président autonomiste du conseil exécutif Gilles Simeoni, l'allié de M. Talamoni dans les instances dirigeantes de l'Île de Beauté.  Pour ses promoteurs, il s'agissait de donner une réponse aux "fins de non-recevoir sur la quasi-totalité des dossiers" des gouvernements : co-officialité de la langue corse, rapprochement et amnistie des prisonniers, statut de résident, inscription de la Corse dans la Constitution. 

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