VIDEO - Nouvelle manifestation des policiers pour un usage plus facile de leur arme

France
COLÈRE – La grogne des policiers ne s’arrête pas et les manifestations se poursuivent, comme ce vendredi soir à Paris où ils ont défilé du Trocadéro à l’Arc de Triomphe, pour réclamer notamment un assouplissement des règles de légitime défense.

"La police protège le peuple, qui protège la police ?" Une centaine de manifestants ont défilé ce vendredi soir à Paris, du parvis du Trocadéro à l’Arc de Triomphe, pour continuer à exprimer leur colère comme ils le font depuis plus d’un mois et l’agression de quatre collègues à Viry-Châtillon. Habillés en civil avec le brassard orange, le visage parfois masqué, les policiers ont défilé accompagnés de proches venus apporter leur soutien. "Mon papa n’est pas une cible", pouvait-on notamment lire sur certaines pancartes.


 La mobilisation se poursuit après que le plan annoncé par le gouvernement fin octobre a été jugé "insuffisant", explique à l’AFP un des organisateurs du mouvement, membre de la Bac (Brigade anticriminalité). Malgré une nette perte de rythme, le mouvement policier ne s’éteint pas. Le plan gouvernemental de 250 millions pour de nouveaux équipements et véhicules n’a pas mis un terme aux revendications, qui se cristallisent désormais autour d’un assouplissement des règles de la légitime défense.

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Le gouvernement leur a promis qu’il ferait des "propositions" sur cette question. "Les conditions d’évolution de la légitime défense vont être étudiées pour protéger au maximum les forces de l’ordre dans un cadre juridique scrupuleusement conforme à l’Etat de droit", avait alors précisé le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve.


Les policiers ont reçu le soutien de Nicolas Sarkozy pour leur revendication. Dans un entretien accordé au Parisien ce samedi, le candidat à la primaire de droite a expliqué que "la première chose c'est de donner aux policiers la présemption de légitime défense. Je ne veux pas qu'ils attendent qu'on leur tire dessus ou qu'ils aient besoin de réfléchir à l'état du droit pour faire usage de leurs armes". À six mois de la présidentielle, la colère policière s'invite déjà dans le débat.

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