Ségolène Royal : "le décret permettant l'arrêt de Fessenheim sera pris avant la fin du mandat de François Hollande"

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SUITE ET FIN ? - La ministre de l'Énergie, Ségolène Royal, a assuré ce vendredi sur RTL que le décret permettant l'arrêt de Fessenheim "sera pris" avant la fin du mandat de François Hollande, et ce en dépit du délai obtenu la veille par EDF.

"Ce décret sera pris, je l'ai d'ailleurs déjà mis en rédaction". C'est en ces termes que Ségolène Royal a annoncé ce vendredi matin sur les ondes de RTL l'arrêt de Fessenheim mettant fin (pour un temps ?) aux tergiversations. "J'en prends l'engagement aujourd'hui (vendredi)", a-t-elle encore insisté, assurant que le gouvernement n'a pas à attendre qu'EDF lui transmette une demande d'abrogation d'exploiter la doyenne des centrales françaises pour prendre un tel décret.

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"L'Etat va reprendre dans un décret la délibération du conseil d'administration (...) Je considère que la décision du conseil d'administration vaut demande et ce décret sera pris" d'ici à la fin du quinquennat, a argumenté la ministre sur RTL. Jeudi 6 avril, à l'issue d'une réunion mouvementée, le conseil d'administration d'EDF a bien donné, de justesse, son accord pour qu'une demande d'abrogation d'exploiter la centrale soit transmise à l'Etat. Mais il a obtenu que cette demande ne soit faite que dans les six mois précédant la mise en service de l'EPR de Flamanville, prévue au plus tôt à l'horizon 2019.

"Je crois qu'il faut cesser de tergiverser", a encore martelé Ségolène Royal, accusant "le lobby nucléaire" d'avoir voulu "ralentir la décision" de fermeture, réclamée par les écologistes ainsi que par l'Allemagne et la Suisse, pays frontaliers de la centrale, mais à laquelle s'opposent les syndicats de la filière au nom de la défense de l'emploi.

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