VIDÉO - Tex, Miss France et Griezmann : Jean-Yves Lafesse crie à "la censure" et à "l'Inquisition"

DirectLCI
SOCIÉTÉ - L'humoriste français Jean-Yves Lafesse était interviewé en direct sur LCI, lundi 18 décembre, pour donner son avis sur les limites de l'humour, suite aux récentes polémiques sur le "blackface" de Griezmann ou encore le départ de Tex de France 2 après une "blague" sur les femmes battues. Selon lui, ces affaires sont le fruit d'une trop grande place accordée aux réseaux sociaux.

Visiblement secoué par les polémiques autour de l'animateur Tex et du footballeur Antoine Griezmann, l'humoriste Jean-Yves Lafesse en avait gros sur la patate, ce lundi, sur LCI. Le roi du canular télé dans les années 90 s'est ainsi prononcé contre "le tribunal Twitter" et les limites données à l'humour, alors que Tex se voit reprocher une saillie sur les violences faites aux femmes, et Antoine Griezmann, de s'être grimé en basketteur noir, reprenant les codes du "blackface", outil comique du début du XXe siècle pour tourner les noirs en ridicule. 


Autant de critiques à ranger dans la catégorie des réactions "premier degré", c'est-à-dire, toujours selon lui, "le naufrage de l'esprit". Il fustige ainsi ceux qui voudraient "limiter" ou "polisser" l'humour en invoquant des pontes du domaine, comme Coluche ou Pierre Desproges. "Les gens ont peur de s'exprimer aujourd'hui," a-t-il affirmé avec virulence sur LCI. "C'est pire que la censure, c'est l'Inquisition." 

Tex ? "Une vieille blague qu'on a tous racontée"

Dans un long post Facebook publié jeudi 14 décembre, il avait soutenu publiquement l'animateur de l'émission "Les Z'amours", en évoquant la "censure" dont était victime l'humoriste, privé de son émission après sa blague prononcée sur le plateau de "TPMP"  : "Ce qui arrive à Tex, c’est qu’il ressort une vieille blague qu’on a tous racontée, mais ça, c’était avant... Ce qui prouve que la censure est à l’œuvre aujourd’hui." 

En France, on a le droit de dire ce que l'on veut. On a le droit de déconner, ce ne sont que des mots.Jean-Yves Lafesse

Symptômes, selon lui, de cette limlite imposée à l'humour, Jean-Yves Lafesse pointe du doigt les réseaux sociaux. Il affirme que les gens sur Twitter rassembleraient des "micro-communautés" et que leurs positions seraient amplifiées par "les grands médias". L'humoriste n'hésite pas à blâmer Internet et les "twittos" : "Ils sont juste là pour foutre le bordel. Quand c'est pas Griezmann, c'est Miss France [critiquée pour avoir comparé les cheveux bouclés d'une concurrente métisse à "une crinière de lion] ou un comique." 

Et finit par s'emporter, aussi bien contre l'attitude de certains que la réglementation de la liberté d'expression par le code pénal : "En France, on a le droit de dire ce que l'on veut. On a le droit de déconner, ce ne sont que des mots." 

Plus d'articles

Sur le même sujet

Lire et commenter