Vie nocturne régulée : les bars de nuit ne veulent pas porter le chapeau

Vie nocturne régulée : les bars de nuit ne veulent pas porter le chapeau

VIE NOCTURNE – Selon un collectif d'établissements de nuits lillois, les mesures annoncées mercredi par Martine Aubry pour réguler la vie nocturne (comme la fin de la fermeture à 3h du matin en semaine) ne vont pas régler les problèmes d'insécurité et d'hyperalcoolisation. Les riverains réagissent, eux, à la fin de la sectorisation des ouvertures tardives.

Des annnonces qui font réagir. Après les mesures restrictives pour les établissements nocturnes dévoilées mercredi par Martine Aubry , les professionnels et les riverains réagissent. La fermeture des bars dorénavant à 1h au lieu de 3h du dimanche au mercredi ne laisse pas indifférent.

Les professionnels de la nuit se disent les boucs émissaires de l'insécurité et de l’hyperalcoolisation des jeunes. "Cette annonce a été faite sans aucune négociation ni concertation, dénonce Benoit Pétiau, porte-parole des bars lillois. Ce n’est pas parce que les bars fermeront 2 heures plus tôt que la vie nocturne s’arrêtera 2 heures plus tôt. Les discothèques resteront ouvertes jusqu'à 7 heures et les violences et le tapage nocturne chez les particuliers continueront."

Une centaine d’emplois supprimés ?

Pour faire bouger les choses, le collectif, qui craint la "suppression d’une centaine
d’emplois" et la "fermeture de nombreux établissements", en appelle à une "augmentation de la présence policière dans les quartiers festifs", ainsi qu'à "beaucoup plus de prévention".

Du côté des riverains, c'est la fin de la sectorisation qui provoque des réactions. Dorénavant, tous les quartiers lillois, et non plus seulement Masséna et le Vieux-Lille, peuvent bénéficier d'une dérogation pour ouvrir jusqu'à 3h, du jeudi au samedi. "C'est un étalement géographique du problème, indique à metronews Gérard Lefèvre, délégué de l'association de lutte contre les nuisances sonores (AABV). Les policiers ne mettent pas des amendes à toutes les personnes fautives, ils ne sont pas assez sévères. Pourtant, les gens qui travaillent veulent juste pouvoir dormir."

Pour Gilles de Chassey, porte-parole de l'association de riverains Mieux Vivre Masséna, la fin de la sectorisation va dans le bon sens : "La rue Masséna déborde de fêtards sur la chaussée, constate-t-il. En cas de problèmes, il y a parfois des mouvements de foule. C'est bien de déconcentrer un peu la vie nocturne. Elle sera plus facile à réguler."

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