Violences rue Solférino : la piste d'une rixe entre extrémistes

Violences rue Solférino : la piste d'une rixe entre extrémistes

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FAIT DIVERS – Les affrontements qui ont éclaté dans la nuit de samedi à dimanche, dans le secteur Gambetta-Solférino, à Lille, seraient liés à la rivalité entre militants d'extrême gauche et droite. Les premiers ont caillassé la police, attaqué une friterie et dressé une barricade. Quatre personnes ont été interpellées.

Une confrontation entre militants d'extrême gauche et militants d'extrême droite. Selon des témoignages, les violences perpétrées par une cinquantaine de militants antifascistes, dans la nuit de samedi à dimanche, dans le secteur Gambetta-Solférino à Lille, auraient pour origine des provocations de la part d'un groupe d'identitaires.

En marge d'un concert antifasciste de rap dans la salle Le Resto Soleil, située rue Henri-Kolb, un groupe d'anarchistes serait tombé nez à nez avec un groupe d'ultra-droite. Selon la police, les faits auraient eu lieu vers 23 heures, d'abord  devant un pub de la place Philippe-Lebon, puis se seraient déplacés vers une friterie, située rue Solférino, près de la rue Masséna .

Des tirs de flash-ball

L’Action antifasciste NP2C livre sa version : "Une dizaine de militants d'extrême droite ont attaqué des spectateurs se rendant au concert, au niveau de la rue Solférino.  Ils l'ont déjà fait deux fois par le passé , indique un porte-parole à metronews. Il y a eu des échauffourées, qui se sont poursuivies jusqu'à une friterie, tenue par Claude Hermant, un ancien chef de la Maison flamande (un ancien lieu de réunion de l'extrême droite locale, nldr)."

Attaqué dans sa friterie, le gérant - qui dit ne plus faire de politique - fait usage d'un flash-ball et de gaz lacrymogène pour protéger son établissement. "Nous n’avons fait que nous défendre. Nous étions attablés quand ils ont surgi. On n’a rien compris, témoigne-t-il dans  La Voix du Nord.  On s’est défendu, c’est vrai. Pour moi, les choses sont claires, toute la scène a été filmée en couleur et avec le son."

Une barricade en plein centre-ville

Appelée en renfort, la police reçoit aussi des projectiles. Le pare-brise d’un véhicule de police est brisé et les émeutiers décident même d'ériger une barricade à l'aide de poubelles et de barrières, rue Ratisbonne, afin de ralentir la progression policière. Au final, quatre militants d'extrême gauche ont été arrêtés. Le secteur a pu enfin être sécurisé vers 4 heures. Selon l’Action antifasciste NP2C, "deux spectateurs du concert ont été blessés par des coups de matraque et un homme d'une quarantaine d'années par un coup de flash-ball."

De leur côté, les identitaires nordistes réclament la fermeture du Resto Soleil. "Si les pouvoirs publics ne se décident pas à agir, alors nos prochaines tournées de sécurisation ne seront pas organisées pour dissuader la racaille délinquante de sévir dans les transports, mais pour empêcher la racaille d'extrême gauche de pourrir la vie du quartier Masséna-Solférino", menacent-ils.

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