Violences sexuelles : en France, seule 1 victime sur 12 porte plainte

SOCIÉTÉ - Un rapport du ministère de l'Intérieur rendu public vendredi brosse un portrait très inquiétant des violences sexuelles en France. Une faible part des victimes vont signaler aux forces de l'ordre les faits qu'elles ont subis et parmi elles, seules 4 sur 10 portent finalement plainte.

Dans le sillage des révélations du scandale Weinstein aux Etats-Unis, la parole des victimes de violences sexuelles semble peu à peu se libérér dans l'espace public. Pourtant, comme le pointe du doigt le rapport "Cadre de vie et sécurité" du ministère de l'Intérieur, rendu public ce vendredi 8 décembre, les plaintes de victimes font figure d'exception en France. 

Dans 30% des cas, l'agresseur est le conjoint ou l'ex-conjoint de la victime

Sur 222.0000 victimes recensées chaque année, 86% n'iront pas signaler les faits qu'elles ont subis à la police ou à la gendarmerie. Plus étonnant encore, parmi celles qui font le déplacement, seules 4 sur 10 vont au bout de la démarche et déposent plainte.

Les faits de viols et de tentatives de viols sont les plus rapportés aux forces de l'ordre. À l'inverse, les agressions sexuelles, notamment dans la sphère familiale, restent "taboues". 


Dans 30% des cas de violences sexuelles, l'agresseur est le conjoint ou l'ex-conjoint de la victime. La réitération des agressions interpelle également : chaque année, plus de la moitié (53%) des victimes déclarent avoir subi plus d'un fait de violences sexuelles au cours des deux années précédant l’enquête.

L'exécutif a promis fin novembre de créer un signalement en ligne dès début 2018, pour les victimes de violence, harcèlement ou discrimination,  afin de favoriser le dépôt de plaintes. Les victimes pourront contacter, de chez elles, des policiers ou gendarmes formés, 24h sur 24 et 7 jours sur 7. 

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