Visiter virtuellement les petits commerces de Nantes, c’est bientôt possible !

Visiter virtuellement les petits commerces de Nantes, c’est bientôt possible !

NUMERIQUE - Le service de cartes en ligne Mappy est en train de digitaliser les commerces du centre de Nantes. Objectif : les aider à investir le Web et leur donner ainsi une meilleure visibilité.

"On évacue les lieux s’il vous plaît !" Dans la brasserie Maître Kanter, place Royale, serveurs et gérants sortent. Alerte à la bombe ? Pas du tout. Installé au centre de la pièce, un appareil Gyrocam est en train de photographier l’endroit sous tous les angles, à 360 degrés. Une ou deux minutes d’attente, et le cliché est dans la boîte. Chacun se remet au travail.

Depuis début septembre, une équipe de photographes de Mappy , leader français de la recherche locale par carte sur Internet arpente les commerces de Nantes pour y réaliser des visites virtuelles : dans un mois, les boutiques photographiées seront référencées sur les cartes en ligne, avec des photos à 360 degrés présentant leur intérieur. Une sorte de mini site Web, qui permettra à l’internaute de saisir l’ambiance, de voir les produits, ou connaître les informations pratiques.

Se positionner dans un "parcours d'achat digital"

Le service est proposé gratuitement. Mais seuls les commerces de l’hypercentre sont visés. Car la stratégie est clairement assumée : faire revenir les clients dans les magasins de proximité, qui souffrent de l’attraction grandissante des grands centres commerciaux de la périphérie. C'est une réponse "adaptée et pertinente" aux nouveaux comportements d'achats : "Les consommateurs sont de plus en plus connectés", indique Pascal Thomas, PDG de Mappy. "Ils vont d’abord rechercher de l’information sur un produit sur le Web avant d'aller en magasin. 

A Nantes, l’équipe Mappy, menée par Eric Lahurte, ne chôme pas. "On visite 15 à 20 établissements par jour", note-t-il. Objectif : numériser au moins 2 000 boutiques avant le 10 octobre. Et les indépendants ont bien compris l’intérêt de la démarche. "Cela fait de la publicité et ça donne une idée de la boutique", indique ainsi la gérante de Gant, rue Rubens. Elle n’a par exemple pas de page Facebook, ni de site propre mais dit "saisir toutes les opportunités d’avoir de la visibilité".

 "La plupart des commerçants sont ouverts au web", note Thomas Amevet, un des photographes. "Mais certains ne savent pas forcément comment l’utiliser, d’autres n’ont pas le temps. Et c’est un vrai manque côté communication !"
 

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