Yannick Jadot, le pro-européen écologiste part au combat

Yannick Jadot, le pro-européen écologiste part au combat

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POLITIQUE - L’eurodéputé débute sa campagne en vue des élections européennes de mai prochain. Comme en 2008, il présente sa candidature dans la circonscription Ouest. Cet habitant de Paris y avait été élu avec 16, 64% des voix.

"Il ne faut pas se raconter d’histoires." "On ne va pas se voiler la face." Comme des balises anti-langue de bois, les phrases reviennent sans cesse dans la bouche de l’écologiste Yannick Jadot. Sitôt les municipales terminées, le député européen a présenté ce undi à Nantes sa liste Europe écologie-les Verts pour les élections européennes du 25 mai prochain. C'est la deuxième fois que cet ancien de Greenpeace se présente comme tête de liste pour la région Ouest, qui rassemble la Bretagne, les Pays-de-la-Loire et Poitou-Charentes. En 2009, il avait été élu en totalisant 16, 64% des voix.

La tête de liste a adhéré en 2009 à EE-LV. Il a rapidement acquis une stature nationale symbolisant l'ouverture au monde associatif. Depuis son élection, il a remisé ses tee-shirts et ses jeans pour l’uniforme veste, chemise. Il a toutefois conservé une certaine forme de décontraction. Le regard bleu direct, la parole franche, posée, la formule percutante. Des atouts qui lui ont permis de devenir un habitué des plateaux télé.

"L'Europe est dans l'impasse politique"

Son combat européen repose sur un constat : "L’Europe va mal. Elle est dans l’impasse", analyse-t-il. "Les citoyens sont en légitime défiance. Ils reprochent à l’institution, comme aux gouvernements, de ne plus répondre aux enjeux sociaux ou économiques, mais de se conduire comme une oligarchie soucieuse de se maintenir." Lui y voit au contraire la seule solution : "L’Europe est une nécessité absolue pour réguler la mondialisation." mais à l’inverse du "modèle néolibéral instauré par l’Allemagne et l’Angleterre", il défend une "Europe sociale et solidaire", portant la transition énergétique, investissant dans l’industrie non productiviste, la santé, le multiculturalisme… 

Reste que malgré les beaux résultats des écologistes aux municipales, le combat sera dur. Il le sait. "Tout l'enjeux ce sera de mobiliser les abstentionnistes. Nous aurons peu de temps lors de cette campagne très courte pour présenter nos programmes." D'autant que l'Europe est quasiment absente du paysage politique quotidien "C’est le reproche profond que je fais à nos gouvernements : ils préfèrent mettre en scène une souveraineté nationale. Ils laissent la place aux Eurosceptiques les plus durs. "

Côté score, il espère qu’EELV conservera les deux sièges gagnés en 2009 dans l’Ouest. Mais pas plus. Prudent. "Je veux croire que notre discours, qui reconstruit la souveraineté du peuple va toucher", dit-il cependant.
 
 

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