Pyrénées-Atlantiques : une ourse relâchée dans le Béarn, les opposants mobilisés

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SURPRISE - Une ourse d'origine slovène a été relâchée dans le Béarn. Des centaines d'opposants à la réintroduction de l'animal ont bloqué, dans la nuit de mercredi, les routes des vallées béarnaises, obligeant les autorités à procéder par hélicoptère.

Face à la grogne et au blocage des routes des vallées béarnaises par les anti-ours c'est par les airs que les autorités ont procédés à une réintroduction d'ours dans les Pyrénées-orientales. "Une première ours a été lâchée aux alentours de 9 heures dans le Béarn" a annoncé à LCI le cabinet du ministre de la Transition écologique ce jeudi matin. 


Signe de la sensibilité du sujet la confusion régnait ce jeudi à propos de la seconde ourse d'origine slovène promise par le ministre François de Rugy le 20 septembre dernier. Un hélicoptère a survolé la vallée d'Aspe jeudi matin emportant une cage au bout d'un câble. Le cabinet du ministre affirme que "l'opération de réintroduction se poursuivra dans les prochains jours" et ajoute que "l'unique priorité" est "la protection des deux ours femelles." 

Dans la nuit de mercredi 3 octobre des centaines d'éleveurs de la région, opposés à la réintroduction des ours, ont bloqué les routes des vallées béarnaises dans le but d’empêcher un retour de l'animal qu'ils savaient imminent. 

Officialisée en septembre par le ministre de la Transition écologique et solidaire, François de Rugy, la réintroduction de deux ours femelles a donc commencé dans un climat tendu.  

Dans la matinée François de Rugy a dénoncé sur franceinfo "les attitudes inacceptables" de certains opposants à la réintroduction des ours dans les Pyrénées, dont certains ont mis en place des points de guet là où les plantigrades pourraient être relâchés. 

Je comprends la colère mais ça ne justifie pas toutFrançois de Rugy, ministre de la Transition écologique et solidaire

"Je ne donnerai pas plus de détails" sur la date de réintroduction de deux ourses, a-t-il ajouté. "Il y a des personnes qui se croient autorisées à faire des barrages sur les routes, à me menacer avec des fusils (...) et maintenant ils disent 'on va faire des barrages sur les routes'", a-t-il poursuivi. "Je comprends la colère mais ça ne justifie pas tout."


Interrogé sur l'éventuelle utilisation d'un hélicoptère pour réintroduire les ourses, il avait répondu que cela "sera fait de la meilleure façon qui soit, pour que cela puisse être fait tranquillement et qu'on ne cède pas à des pressions, à des menaces." L’opération, d'un coût de 350.000 euros selon le ministre, s'inscrit dans le cadre d'un "plan ours" lancé par Nicolas Hulot. Elle se heurte à l'opposition de nombreux éleveurs et bergers depuis de nombreux mois.

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