A Singapour, une société imprime des cellules humaines

A Singapour, une société imprime des cellules humaines
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BIOTECHNOLOGIE – On savait déjà qu'une imprimante 3D pouvait imprimer de la peau. On sait aujourd'hui qu'elle peut imprimer différents tissus humains, on parle alors de bio-imprimante.

Une imprimante 3D, ça ne sert pas uniquement à imprimer des schtroumpfs en plastique ou des coques pour iPhone. On peut également imprimer des prothèses médicales, et même de la peau ou des cellules vivantes. Il ne s'agit pas encore pour l'instant d'imprimer un cœur vivant et de l'implanter, mais des tissus humains pour y tester un médicament par exemple.

La société Bio3D, basée à Singapour, a développé une bio-imprimante, la Life-Printer X . Le principe, en théorie, est simple. Il faut prélever des cellules vivantes sur un patient, puis les "cultiver" pour les faire se multiplier. Quand elles sont assez nombreuses, on peut les placer dans une cartouche biologique, qui sera chargée dans l'imprimante comme une cartouche d'encre.

Imprimer le vivant

L'imprimante à plusieurs têtes d'impression, pour les cellules bien sûr, mais aussi pour l'hydrogel, un matériau essentiellement composé d'eau qui servira de support aux cellules. La Life-Printer X imprime d'abord une couche d'hydrogel, puis y dépose des cellules, et recommence ainsi de suite par fines couches.

Au final, l'imprimante aura réalisé des tissus humains (un test a été fait avec des cellules cardiaques) sur lesquels il sera possible de tester différentes molécules, médicaments, sans faire prendre le moindre risque au patient. A termes, les bio-imprimantes pourraient grandement accélérer les essais cliniques, tout en faisant baisser leur coût. La mise sur le marché d'un nouveau médicament, qui prend aujourd'hui plusieurs années, pourrait donc être fortement réduite.

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