Affaire Cambridge Analytica : les données Facebook de 211.000 Français pourraient avoir été volées

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VOL - Si Facebook a annoncé que l’affaire du vol de données par Cambridge Analytica pourrait finalement concerner 87 millions de personnes dans le monde, le groupe de Mark Zuckerberg a également reconnu que les Etats-Unis n’étaient pas le seul pays touché. On compterait notamment 211 591 personnes en France qui pourraient avoir été impactés.

Les jours passent et les choses se corsent quelque peu pour Facebook. Mercredi, le groupe a dû reconnaître que l’estimation initiale de 50 millions de comptes touchés par l’affaire Cambridge Analytica devait être revue à la hausse. La firme de Palo Alto évoque désormais 87 millions d’utilisateurs qui ont vu leurs données personnelles aspirées par l’intermédiaire de l’application thisisyourdigitallife.

Les Etats-Unis ne sont pas les seuls concernés (81,6 % des utilisateurs impactés). Les Philippines, bien que loin derrière, ou encore l’Indonésie et le Royaume-Uni comptent plus d’un millions d’utilisateurs plus ou moins directement victimes du vol de données. Car Facebook a tenu à préciser qu’environ 305 000 personnes seulement avaient installé l’application de Cambridge Analytica (97% aux Etats-Unis). Mais, l’appli s’intéressant à vos amis et à leurs comptes, ce sont plus de 86,3 millions d’utilisateurs supplémentaires qui auraient été affectés sans le savoir.

76 Français ont installé l'application

La France n’est pas épargnée. Selon les informations communiquées par Facebook, 76 utilisateurs du réseau social auraient installé thisisyourdigitallife sur leur profil, entraînant dans leurs pas quelque 211 591 contacts amis en France (dont certains impliqués par des "amis" ailleurs dans le monde).


L'affaire Cambridge Analytica a été dévoilée mi-mars par un lanceur d'alerte, Christopher Wylie, qui s'est confié aux quotidiens The Guardian et New York Times. Par le biais d'une application, les données d'utilisateurs de Facebook auraient été volées et utilisées à leur insu, notamment dans le cadre de la campagne présidentielle américaine qui a porté Donald Trump au pouvoir, mais aussi dans celle du Brexit britannique. L'application a pu récupérer les données via un questionnaire psychologique. Le compte de la société, qui collecte et traite les données personnelles, a depuis été suspendu par Facebook.

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