Après les poussettes, berceaux et bodies connectés, un capteur intégré... aux couches Pampers

High-tech
BÉBÉ 2.0 – Pampers a annoncé le lancement en fin d’année de sa toute première couche connectée, qui peut prévenir les parents s’il faut changer leur enfant. Le dernier venu sur un marché de la puériculture connectée en plein boom : babyphones, capteurs, vêtements et même poussettes deviennent à leur tour des objets de haute technologie.

On connaissait les babyphones connectés au smartphone des parents, les capteurs de température et d’humidité intégrés à la domotique qui alertent en cas de changement anormal, ou encore la caméra de surveillance qui permet de savoir si votre enfant dort sur le bon côté. Les marques de puériculture ont franchi un cap ces derniers temps dans leur volonté de monitorer, suivre et connecter les bébés.


Bébé va-t-il bien ? Doit-il être changé ? Est-ce qu’il n’a pas trop chaud ? Désormais, de nombreux parents s’en remettent à leur smartphone et aux centaines de données qui peuvent être récupérées sur leur progéniture plus bardée de capteurs que jamais. 

Il y a le body connecté Mimo qui renvoie, via un capteur en forme de tortue positionné sur le ventre, des informations au smartphone sur la température corporelle, le rythme cardiaque ou respiratoire. Les parents peuvent alors suivre tout à distance sans avoir à se déplacer. Idem avec le bracelet Neebo (200 euros tout de même !) qui surveille les signes vitaux de votre enfant à tout moment. 

La startup montpelliéraine Devinnova a, elle, mis au point un patch qui mesure différentes constantes vitales de l’enfant (activité électrique du cœur, température, pression artérielle, déshydratation, saturation en oxygène). Et on ne compte plus les appareils qui surveillent aussi l’environnement sonore ou la qualité de l’air pour être sûr que votre petit prince ou votre petite princesse jouit du meilleur sommeil possible. 

Aider les parents à être rassurés

Même la poussette devient connectée. Récemment dévoilé par Cybex, l’e.PRIAM est doté de l’assistance électrique pour aider sur les tracés sinueux, mais n’avance pas seul (à partir de 1.159 €). Pour le bonheur des enfants, il y a le concept Smartbe, la première poussette connectée et motorisée qui n’a plus besoin d’être poussée grâce à son autonomie de 6 heures. Il vous suffit de courir derrière. Et bébé dans tout ça ? Il n’est pas à plaindre avec un système de climatisation, des haut-parleurs pour ses berceuses, un micro pour lui parler. Et son biberon pourra même chauffer tranquillement dans une des poches. Pour sa santé, tout a été prévu avec un filtrage de l’air ambiant pour éviter les allergènes et la pollution. A près de 3.000 euros le produit, Smartbe en est toutefois toujours à l’état du crowdfunding et aucune date de commercialisation n’a été annoncée.

Et tout le monde s’y met. Dernier en date à se jeter dans la bataille de la puériculture connectée, Pampers. La marque américaine vient de présenter sa première couche connectée. Elle embarque un capteur d’activité qui permet de connaître le taux d’humidité de la couche. Dès qu’il est trop élevé, les parents reçoivent une notification, histoire d’éviter les pleurs et de garder les fesses propres de bébé. Baptisé Lumi by Pampers, le système comporte aussi une caméra qui surveille les faits et gestes de bébé, et répercute le tout à l’application qui centralise toutes les informations (horaires des siestes, durée du sommeil, repas, changes, etc.). Le produit devrait être en vente à l’automne.

Et ça ne s’arrête pas là. Le marché étant en plein boom, les chercheurs s’activent encore et toujours. Des concepteurs américains ont même mis au point un appareil qui pourrait déchiffrer les pleurs d’un bébé selon cinq types différents (faim, fatigue, inconfort, besoin d’être changé, besoin d’attention). Constructeur de voitures et inventeur d’objets en tous genres, Ford a conceptualisé Max Motor Dreams, un berceau connecté qui reproduit les sensations et sons d’un voyage en voiture si prompt à endormir bébé.

Mais finalement, ces produits connectés sont surtout faits pour rassurer les parents, leur offrir une bulle d’air, plus que pour réellement aider l’enfant qui n’a, lui, rien demandé à personne. Et quand on sait que, dans ses premiers mois, le nouveau-né va surtout chercher un peu de chaleur humaine et du contact visuel, olfactif ou auditif avec ses parents, pas certain que la course à l'innovation ne fasse pas passer la relation parents-enfants à côté de quelque chose...

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