Arrimage raté pour Fedor : le robot humanoïde russe pourrait retenter sa chance lundi

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ESPACE - Fedor, le robot humanoïde russe, n'est pas parvenu ce samedi 24 août à s'arrimer à la station spatiale internationale (ISS) à bord du vaisseau Soyouz qui le transporte depuis jeudi vers l'ISS. Une nouvelle tentative est prévue au plus tôt lundi matin. Fedor est supposé, à terme, être capable d'effectuer des explorations spatiales de longue distance et de longue durée

Ce ne sera donc pas pour cette fois. Fedor, premier robot humanoïde russe envoyé dans l'espace, n'est pas parvenu à s'arrimer à la station spatiale internationale (ISS) samedi. À 7h30 heure française, l'arrimage n'ayant pas eu lieu sur le mode automatique, le vaisseau sur lequel il était à bord a du recommencer la manœuvre. Puis abandonner, sous les consignes du Centre russe de contrôle des vols spatiaux (Tsoup). La retransmission en direct de la mission par l'agence spatiale russe (Roskosmos) a été brusquement interrompue, au moment où le robot se trouvait à une centaine de mètres de l'ISS.  

Le vaisseau n'a pas pu s'arrimer en raison de "défaillances" dans le système d'arrimage de l'ISS, selon une source au sein de l'industrie spatiale russe citée par l'agence de presse publique RIA Novosti. "La prochaine tentative d'arrimage pourrait avoir lieu au plus tôt lundi matin, selon les contrôleurs russes", a affirmé l'Agence spatiale américaine.

Parti jeudi 22 août pour un voyage censé durer une semaine, Fedor est supposé, à terme, être capable d'effectuer des explorations spatiales de longue distance et de longue durée. À bord du vaisseau Soyouz, il doit conduire plusieurs missions, sous la supervision du cosmonaute russe Alexandre Skvortsov : tester sa capacité à reproduire des mouvements humains dans la gravité très basse de l'ISS, mais aussi à manier des outils par exemple. 

Nouvelle déconvenue pour le secteur spatiale russe

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S'il n'est pas le premier robot à être envoyé pour explorer l'espace, les Japonais et les Américains l'ont déjà fait, l'expérience était une grande première pour les Russes. À l'origine, le robot a été créé à l'initiative du ministère russe des situations d'urgence, pour imaginer une machine capable d'évoluer dans des environnement périlleux sans mettre en danger la vie de pompiers ou de sauveteurs. 

Cette tentative d'arrimage manquée est un nouvelle déconvenue pour le secteur spatial russe qui a enchaîné ces dernières années humiliants accidents et scandales de corruption. Ainsi, en octobre dernier, un accident est survenu sur un Soyouz quelques  minutes après son décollage, contraignant les spationautes à son bord  -  l'Américain Nick Hague et son collègue russe Alexeï Ovtchinine - à un atterrissage d'urgence. Ce fut le premier échec dans l'histoire des vols habités de l'ISS.

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