Assassin's Creed Unity : le Pari(s) révolutionnaire d'Ubisoft

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TEST - Disponible dès ce jeudi, "Assassin's Creed Unity" déploie sous nos yeux un Paris de la Révolution française fidèlement reconstitué. Le résultat d'un long et minutieux travail en forme de claque graphique pour une franchise qui profite enfin pleinement de la puissance des consoles nouvelle génération.

Il aura fallu 87 ans pour bâtir la cathédrale Notre-Dame de Paris et 5 000 heures pour la reconstituer sur ordinateur. Un temps colossal, 14 mois de recherche et de conception pour un résultat magistral. Le Paris de la Révolution française qui va s'animer sous nos yeux dans Assassin's Creed Unity (sortie le 13 novembre sur PS4, Xbox One et PC) a de quoi bluffer même les plus allergiques au jeu vidéo, et le célèbre monument de la capitale en est le point d'orgue. Un virtuel tellement réaliste dans sa réalisation qu'aucun détail n'a échappé aux développeurs et créatifs d'Ubisoft.


"Cela fait longtemps qu'on avait décidé de faire Paris et la Révolution française, après le Assassin's Creed 3 il y a près de quatre ans. C'était un choix évident car c'est une ville qui fascine le monde entier, l'une des plus visitées au monde", nous explique Antoine Vimal du Monteil, producteur du jeu chez Ubisoft Montréal. "Une période intéressante, charnière et chaotique, qui précède le Siècle des lumières et un changement énorme en France avec des répliques dans le monde entier." 


Un contexte idéal en somme pour la franchise Assassin's Creed avec tous les éléments de conspiration et de mystère nécessaires à un bon épisode. Pour rendre le tout encore plus vivant, un soin tout particulier a été apporté aux détails. Grâce au nouveau moteur de jeu, il est désormais possible d'afficher jusqu'à 5 000 personnages non jouables en même temps. "Il y a un nombre de personnages à l'écran inédit. Les plus petits métiers de rue ont été ainsi peaufinés, la façon dont les gens réagissaient et se déplaçaient", souligne Antoine Vimal du Monteil. "Que l'on soit dans le quartier du Louvre très riche ou celui de la Bièvre et des tanneurs, plus pauvre et toxique, les réactions de la foule sont différentes". Et cela aura une influence directe sur le jeu et l'attitude du joueur. Un meurtre dans la foule du Louvre, quartier peuplé, ou dans la Bièvre, plus désert, n'aura pas le même impact.

"Le plus dur, c'est de savoir s'arrêter"

Mais ce qui frappe en premier dans Assassin's Creed Unity, c'est la reconstitution fidèle de Paris. "La Révolution Française est une période extrêmement bien documentée. On ne peut pas tricher", fait remarquer le producteur. "On a travaillé avec des historiens pour éviter les erreurs et pour s'assurer que notre représentation serait fidèle au Paris du XVIIIe siècle. Nous avons même recréé des monuments qui ont disparu depuis comme la prison de la Bastille. Et nous avons même remis les noms d'origine des rues." La ville paraît plus dense. La taille des immeubles et monuments est pour la première fois pratiquement à l'échelle de l'époque et en monde ouvert, sans téléchargement pour passer d'un bâtiment à un autre. "Nous ne sommes plus dans un décor de cinéma, mais dans une vraie ville", avance Antoine Vimal du Monteil. "On peut entrer chez les gens par la porte, le toit ou la fenêtre, grimper dans les étages, ressortir de l'autre côté. Cela est valable pour les égouts et les souterrains. Tout est connecté."


Mais jusqu'où aller dans la reconstitution ? "Le plus dur sur un projet aussi long et dantesque, c'est de savoir s'arrêter. Se dire qu'on a mis assez de temps et d'énergie, résume le producteur du jeu. Paris, c'est gigantesque et une source d'inspiration infinie. C'est difficile de choisir, mais il fallait qu'on définisse le Paris qu'on voulait montrer à nos joueurs."

La Révolution n'est pas l'histoire d'Arno

Si AC Unity ne se veut pas une leçon d'histoire, les événements qui ont fait l'histoire sont bien présents et racontés fidèlement comme toujours. "Quand nous avons conçu AC Unity, nous ne voulions pas être bloqués dans une série d'évènements historiques", avance Maxime Durand, consultant historique chez Ubisoft Montréal. "C'est l'histoire d'Arno. Certains éléments de la Révolution française affectent et renforcent les actions de notre héros. Mais son histoire ne se plie pas à la Révolution : c'est la Révolution qui soutient l'histoire d'Arno."

Au détour d'une mission, notre héros va se retrouver en pleine réunion des Etats généraux, manigancer avec Robespierre et même un futur empereur : "On croise en effet un jeune général, fougueux et ambitieux, qui n'est autre que Napoléon Bonaparte, nous confirme Antoine Vimal du Monteil. Il va être l'un des contacts d'Arno dans la campagne solo, mais aussi dans les missions coopératives. C'est un des personnages que je préfère car il y a déjà dans ses comportements les prémisses de ce qu'il va devenir comme empereur plus tard".


Mais si l'histoire est connue, il fallait aussi pouvoir offrir quelques libertés d'action aux joueurs sans prendre de liberté avec les évènements. "Nos joueurs vont en apprendre énormément sur Paris et la Révolution française dans le jeu comme à travers les missions additionnelles. Ils vont y croiser plusieurs personnages parisiens de l'époque comme Vidocq, jeune criminel avant qu'il ne soit le policier qu'on connaît. Mais on a également su exploiter des zones d'ombre et de mystères de cette époque pour offrir une expérience de jeu créative et évolutive." Un pari audacieux dans un Paris somptueux pour fêter l'entrée officielle d'Assassin's Creed dans une nouvelle ère de consoles. Des Assassins plus que jamais unis pour la liberté de jouer et d'apprendre (de) l'histoire. Deux clés du succès de la saga.


Assassin's Creed Unity - Un jeu Ubisoft disponible le 13 novembre 2014 sur PS4, Xbox One et PC - PEGI 18 

L'histoire

Arno Dorian est un jeune homme qui s'est engagé chez les Assassins pour mettre fin à la corruption qui gangrène la France, mais aussi pour se venger de la mort d'un proche. En pleine Révolution française, il doit lutter contre les Templiers auxquels appartient Elise, son amie et amour d'enfance.  

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