Attention ! Regarder ces (fausses) vidéos sur Facebook peut vous coûter cher

High-tech
DirectLCI
ALERTE - De simples vidéos qui se révèlent finalement payantes, sans que vous le sachiez : c’est le dernier piège à la mode sur Facebook. Metronews vous explique en quoi cela consiste et comment éviter de vous faire avoir.

Si vous utilisez Facebook, vous avez sans doute déjà vu passer ce genre de publications en proposant aux internautes de découvrir la dernière vidéo qui fait le buzz en exclusivité (qui, au passage, n’en est jamais vraiment une). Et forcément la tentation de cliquer est très grande. En fait, il s’agit d’un piège. Une fois qu’on a cliqué : au lieu de se payer une bonne petite tranche de rigolade, on finit plutôt par déchanter. Explications.

"Vidéo : Canteloup donne un fou-rire à Macron en imitant Hollande ! Déjà plus de 2 millions de vues en 48h, vidéo à ne pas rater !". En réalité, tout est faux : du nombre de partages et de like, jusqu’à la promesse de vous tordre de rire. L’objectif de ces annonces trompeuses, vous l’aurez déjà compris : vous faire cliquer sur le lien !

Cette entourloupe de masse aurait déjà fait plusieurs milliers de victimes en France et continuerait encore aujourd’hui de prospérer, à en croire l’enquête menée par David Lavaud et Frédéric Martel de l’émission Soft Power sur France Culture . Et elle continue aujourd’hui encore de prospérer.

 Comment on vous piège
Sous couvert du nom de (pseudos) sociétés, tels que "Dailysmile.TV" ou "TV-Illimité", parmi d’autres, ces dernières vous proposent de voir la vidéo sans préciser à l’internaute, ou du moins de manière claire, que celle-ci est payante : entre 1 à 2 euros la minute de visionnage !

Il est effectivement précisé que la lecture de cette vidéo entraînera une facturation. Mais c’est écrit en petits caractères noirs sur un fond gris. Ce qui rend l'avertissement presque illisible, alors que le lien "Voir la vidéo" est, lui, beaucoup plus explicite. Du coup, l’internaute ne la voit pas !

"La charte déontologique à destination des éditeurs de contenus dispose que les mentions tarifaires doivent faire au moins la moitié de la hauteur de la mention explicative", précise l'émission Soft Power. Or, comme on le voit rapidement, ces recommandations ne sont pas respectées.

Les opérateurs mobiles complices ?
Les malins qui se cachent derrière cette manip utilise un service développé par les fournisseurs d’accès à Internet qui se nomme "Internet + Box" (et aussi "Contact +"), activé par défaut chez la plupart des fournisseurs, et qui répercute sur la facture des utilisateurs les achats de moins de 30€ effectués avec certains partenaires.

Utilisé par Orange, SFR-Numericable, Free, Alice et Bouygues Telecom, ce service de paiement a pour but de faciliter vos achats en ligne sur des centaines de sites partenaires depuis votre PC, mobile ou tablette”, explique Bouygues Telecom sur son site internet.

En fait, seul Free le désactive par défaut ! Or en étant détourné de son usage initial par des personnes malveillantes, ce service de paiement sécurisé permet de toucher potentiellement près de 36 millions d’utilisateurs de box internet en France. Soit des dizaines de millions de Français. Mais il existe une parade.

Comment éviter d’être piégé
La seule et unique parade pour ne pas se faire avoir est de de désactiver immédiatement toutes les fonctions Internet+ et ainsi d’éviter tout prélèvement. Voici comment procéder:

Chez Orange  Rendez-vous dans votre espace client. Allez dans l'onglet "mes contrats". Cliquez sur "contrat internet". Puis, "paramétrer mes services". Enfin, appuyez sur "désactivé" pour Internet+ (idem avec Contact+).

Chez Bouygues Telecom  Rendez-vous dans l’espace client. Allez dans "Mes options". Puis "Les options que je détiens". Enfin, appuyez sur "désactiver" dans l’onglet.

Chez SFR  Rendez-vous dans votre espace Client . Cliquez sur "Conso & Factures" (depuis la colonne de gauche). Sélectionnez "Consulter vos achats et abonnements Internet+". Ensuite, allez sur l'onglet "Services tiers". Cliquez sur "Gérer mes abonnements". Appuyez sur le bouton "Résilier". Pour terminer, cliquez sur "Confirmer".

Chez Free  Vous n’avez rien à faire, étant donné que ce service est désactivé par défaut !

Retrouvez l’intégralité de l’enquête dans l’émission Soft Power de France Culture (à partir de la 17e minute).

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter