Aux Etats-Unis, l'historique de navigation d'un internaute pourrait bientôt être revendu, sans son accord !

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VIE PRIVÉE - Peu avant la fin du mandat de Barack Obama, de nouvelles règles imposaient aux fournisseurs d'accès à Internet de demander l'autorisation des internautes avant de vendre certaines de leurs données à des fins publicitaires. Une résolution votée ce jeudi par le Sénat américain vise à les annuler.

Marche arrière toute ! Les sénateurs américains ont voté ce jeudi 23 mars une résolution visant à abroger les règles adoptées en octobre dernier par la Commission fédérale des communications (FCC), le gendarme des opérateurs télécoms américains, peu avant la fin du mandat de Barack Obama. Pour l'instant, les groupes télécoms américains ont pour obligation d’obtenir l'accord des internautes afin de collecter et de revendre à des fins publicitaires une partie de leurs données personnelles, notamment leur géolocalisation et leur historique de recherche internet. 

Cela pourrait être donc bientôt fini. Le nouveau texte, qui doit encore être approuvé par la Chambre des représentants avant de pouvoir entrer en vigueur, va même encore plus loin : il interdit au régulateur américain des télécoms de rétablir les précédentes règles dans le futur, relève le site TechCrunch. Les grands opérateurs télécoms, soutenus par le parti républicain, avaient vivement contesté la mesure adoptée fin octobre, estimant qu’elle représentait un frein à la croissance économique. Lors des débats ce mercredi au Sénat, les opposants ont également pointé du doigt le fait que certaines entreprises, notamment Google, n’étaient pas soumises aux mêmes règles. 

Les défenseurs des libertés numériques s’inquiètent

Depuis la victoire de Donald Trump à l’élection présidentielle américaine, les défenseurs des libertés numériques s’inquiètent pour l’avenir d’Internet. En janvier dernier, la nomination à la tête du gendarme des télécoms américains de Ajit Varadaraj Pai, très critique envers les réglementations liées à la protection des données personnelles, mais aussi de la neutralité du Net, n’a rien fait évidemment pour les rassurer. 

Sur son site, l’American Civil Liberties Union (Aclu) a dénoncé ce jeudi un "sacrifice du droit à la vie privée des Américains, dans le but de protéger les profits des grandes entreprises de l’Internet".

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