Bouygues et Numericable candidats au rachat de SFR

Bouygues et Numericable candidats au rachat de SFR

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FUSION – Vivendi, propriétaire de SFR, dispose désormais de deux offres de rachat. Elles seront étudiées par son Conseil de surveillance qui devrait rapidement prendre une décision. Le tout sous l'oeil du gouvernement, qui assure ne pas s'immiscer dans les négociations, mais vouloir préserver l'emploi.

14,5 milliards d'euros, voilà ce que promet le groupe Bouygues à Vivendi pour l'acquisition de SFR . Dans un communiqué dévoilant les détails de son projet, la maison-mère de Bouygues Telecom indique offrir à Vivendi "un montant de 10,5 milliards d'euros en numéraire et 46 % du capital du nouvel ensemble".

La fusion entre Bouygues Telecom et SFR qui en découlerait "vise à créer un nouvel acteur majeur du numérique en France, un leader sur le mobile", a résumé le directeur financier du groupe, Philippe Marien, lors d'une conférence téléphonique. "C'est avant tout un projet créateur de valeur, et aussi un projet très attractif pour les actionnaires de Bouygues et de Vivendi", a-t-il défendu.

Complémentarité ou destruction d'emploi ?

Altice, maison-mère du câblo-opérateur Numericable et seul autre prétendant à SFR, n'a pas encore officiellement dévoilé son projet. Il offrirait 11 milliards d'euros en numéraire pour une opération qui valoriserait l'opérateur à 15 milliards d'euros, selon plusieurs médias.

"A ce stade, notre projet ne prévoit aucun plan de départ contraint. Et l'histoire démontre que quand Bouygues prend un engagement, il le tient", a déclaré à l'AFP Philippe Marien. Une alliance Numericable/SFR verrait se rapprocher des activités plutôt complémentaires. Une fusion entre Bouygues et SFR créerait plus de synergies mais comporterait donc plus de risque de destruction d'emplois.

Pas de réaction d'Arnaud Montebourg

Contacté par metronews, le cabinet d'Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, indique qu'il "ne dira rien sur le sujet". Ces derniers jours, il a pourtant rencontré Numericable et Bouygues Telecom, ainsi que Free et Orange.

Et de nous renvoyer à la déclaration de Najat Vallaud-Belkacem, porte-parole du gouvernement : "Il n'y a pas de candidat privilégié, mais le gouvernement s'appuiera avant tout sur trois critères : surtout l'emploi évidemment, celui de la capacité à investir dans l'outil industriel et puis celui de la qualité du service qui pourra être fourni aux consommateurs".

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