Capteurs d’activité : traqueurs de mouvements aujourd’hui, mouchards demain ?

Capteurs d’activité : traqueurs de mouvements aujourd’hui, mouchards demain ?

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CES 2014 - Particulièrement populaires cette année au CES de Las Vegas, les capteurs de mouvements sont pou l’heure un instrument de bien-être, mais ils pourraient être un jour des outils de surveillance des assurances.

Marcher 10 000 pas par jour pour être en forme et réduire de moitié les risques de souffrir d'une crise cardiaque ou encore de développer du diabète. Telle est la motivation des capteurs d’activités, ces petits gadgets électroniques, sortes de podomètres revisités à la sauce du XXIe siècle. Connectés en Bluetooth à une application, ils sont capables d’indiquer la distance parcourue, le nombre - théorique - de calories brûlées, le niveau d’activité globale sur la journée ou encore la qualité du sommeil.

Les acteurs de ce nouveau marché en pleine expansion sont de plus en plus nombreux. Après Jawbone, Withings, Fitbit, Nike ou encore Misfit, les grandes marques de l’électronique grand public s’engouffrent dans la brèche. Sony, LG, Garmin et bien d’autres ont profité du CES de Las Vegas pour annoncer à leur tour leur arrivée sur le secteur des coaches électroniques.

Un concept séduisant pour les assurances

Mais derrière l’engouement du public pour ces petits objets qui permettent de mesurer ses activités quotidiennes au plus près, se cache un autre enjeu majeur. Celui des assurances. Aux Etats-Unis notamment, on ne devrait pas tarder à voir certaines de ces compagnies exiger le port temporaire d’un de ces traqueurs pour évaluer l’hygiène de vie d’un prospect ou encore demander à un client de porter en permanence - et de synchroniser régulièrement - l’un de ces bracelets afin de vérifier que la personne a bien le mode de vie sain qu’elle affirme mener. A la clé : des tarifs variables selon les données relevées par ces mouchards d’un genre nouveau.

Une société américaine, Vancive, travaille déjà clairement dans ce sens. Elle a créé un capteur, le Metria IH1, qui a une durée de vie limitée : 7 jours. Il se porte sous la forme d’un patch au niveau du biceps. Les capteurs dont il est doté récupèrent environ 5000 informations par seconde. Objectif : traquer au plus près la personne pendant une semaine pour ensuite dresser un bilan de santé et de mode de vie le plus fiable possible. Une fois l’expérience terminée, il suffit de synchroniser le patch via un câble USB avant de le jeter (il est à usage unique). On récupère alors des données sur l'activité physique, les calories brûlées, la durée et la qualité du sommeil. Celles-ci s'affichent en ligne mais peuvent aussi être envoyés à un tiers.

La société envisage aussi bien une utilisation dans le milieu médical - pour permettre à un médecin de comprendre comment vie un patient - que pour les assurances. Ce test leur permettant d’évaluer les risques éventuellement encourus sur le plan de la santé afin de déterminer le prix demandé pour assurer telle ou telle personne. Décidément, Big Brother s’insinue partout.

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