Confinement : retour en force des rançongiciels et du faux chantage à la webcam

Confinement : retour en force des rançongiciels et du faux chantage à la webcam
High-tech

CYBER – La plateforme cybermalveillance.gouv.fr enregistre une forte augmentation des signalements et des demandes d’assistance depuis le début du confinement…

La courbe est vertigineuse. Depuis jeudi soir, les demandes d’assistance sur la plateforme cybermalveillance.gouv.fr explosent. La raison ? Le retour d’une arnaque bien connue des policiers et magistrats spécialisés : le chantage à la pornographie ou faux piratage de webcam. Le principe est simple mais redoutable : vous recevez un mail indiquant que vous avez été filmé à votre insu grâce à la webcam de votre ordinateur alors que vous consultiez des sites pornographiques. Le paiement d’une rançon, en bitcoins, est alors proposé contre la promesse de la destruction de la vidéo soi-disant compromettante.

Evidemment, le pirate ne dispose absolument pas de cette vidéo. Mais il est assez convainquant pour que des victimes tombent dans le panneau. Et cette fois-ci, il use d’un moyen très efficace pour mettre la pression. Le pirate écrit dans l’objet du mail l’alias du destinataire et son mot de passe, comme pour lui signifier qu’il a pu rentrer dans son ordinateur. "Ce sont des listings de mots de passe généralement anciens qui ont été récupérés par les cybercriminels sur des sites qui ont été compromis", explique à LCI Jérôme Notin, directeur de cybermalveillance.gouv.fr, dispositif public d’aide aux particuliers, PME et collectivités contre la cyberdélinquance.

Le télétravail favorise les rançongiciels

Cette récente vague massive, toujours en cours, de tentatives d’attaques est d’autant plus inquiétante que des arrestations ont eu lieu en fin d’année dernière. Un pirate français avait été mis en examen au terme d’un an d’enquête, responsable à lui seul de millions de tentatives d’escroqueries auprès des usagers. Un nouveau groupe criminel aurait-il repris l’activité laissée libre ?

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Les rançongiciels auprès des particuliers et des petites entreprises ont eux aussi repris une courbe haussière. La raison ? Sans doute le télétravail. "Les ordinateurs personnels connectés à distance aux systèmes de l’entreprise sont autant de portes d’entrée pour les cybercriminels", poursuit Jérôme Notin qui voit dans le confinement et l’augmentation de la surface de connexions une aubaine pour les pirates. Il rappelle : "Surtout, ne pas payer car vous rentrerez alors dans les fichiers des cybercriminels qui ne manqueraient pas de vous pirater à nouveau."

Augmentation des demandes d’assistance

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La première semaine, les chiffres de cybermalveillance.gouv.fr ont augmenté de 400% sur la thématique du hameçonnage. Les visites sur le site ont bondi de 10% depuis le début du confinement et alors qu’habituellement, la plateforme enregistrait environ un millier de demandes d’assistance par semaine, ce dimanche elle atteindra sans difficulté les 1800 demandes, soit une augmentation de 80%.

Pour contrer ce type d’escroquerie, il faut sauvegarder régulièrement ses données sur disque dur ou sur clé USB, ne pas cliquer sur des pièces jointes douteuses et supprimer les mails suspects.

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