A peine 2,5 millions de Français l'ont téléchargée : pourquoi l'application StopCovid est un flop ?

A peine 2,5 millions de Français l'ont téléchargée : pourquoi l'application StopCovid est un flop ?
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FIASCO - Lancée début juin, l'application StopCovid a du mal à s'installer en France avec au mieux 2,5 millions d'utilisateurs, soit 3% de la population. Un flop qui coûte 100 000 euros par mois à l'Etat.

Elle était censée considérablement aider à repérer les cas de contaminations au Covid-19. Téléchargeable sur smartphone et fonctionnant grâce à la technologie Bluetooth, l’application de prévention du gouvernement StopCovid permet d'alerter les utilisateurs qui auraient été en contact pendant 15 minutes et à moins d'un mètre d'une personne contaminée au Covid-19.

Mais depuis son lancement le 2 juin dernier, StopCovid n’a pas rencontré le succès espéré, seulement 3% des Français ayant téléchargé l'application, soit entre 2 et 2,5 millions de personnes, selon les chiffres confirmés ce jeudi par Cédric O, le secrétaire d'État reconduit au Numérique. Et seulement 14 alertes ont été envoyées pour signaler des cas de contamination. Le tout pour un coût mensuel d'environ 100 000 euros par mois pour l'Etat. "Je vous avoue que c'est un peu difficile de faire le bilan, c'est un peu tôt. Je pense qu'on ne sera pas mécontents si l'épidémie revient d'avoir cet outil dans la panoplie de réponses sanitaires", a dit Cédric O sur CNews.

Un impact à partir de 20% de la population

Pour le médecin épidémiologiste Martin Blachier, l’efficacité de StopCovid est en fait quasi-nulle : "Aujourd’hui, nous pouvons considérer que c’est d’une efficacité proche de 0. Les calculs montrent qu’il faut au moins que 20% de la population l'utilise pour que cela soit impactant. Elle n n’a aucun impact sur l’épidémie", affirme-t-il au micro de TF1.

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Les résultats sont également décevants dans d'autres pays comme l’Allemagne, où des soucis techniques ont ralenti les téléchargements. Seul bon élève dans l’utilisation des applications de traçage téléphonique, l’Australie, qui cumule 21% d’utilisateurs. Pourtant, des élus de la région Grand Est veulent encore y croire et ont lancé un appel exhortant les Français à la télécharger. Leur argument : il faut utiliser tous les outils existants qui permettent de faire reculer le virus.

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