Les hackers promettent de ne pas s'attaquer aux hôpitaux durant l’épidémie de coronavirus

Les hackers promettent de ne pas s'attaquer aux hôpitaux durant l’épidémie de coronavirus
High-tech

TRÊVE – Quelques-uns des groupes de hackers les plus actifs pour tenter des opérations de ransomware (rançonnage) ont annoncé qu’ils ne s’attaqueront pas aux établissements de santé durant la pandémie de coronavirus.

La trêve pour la bonne cause. C’est en quelque sorte le message commun envoyé par des groupes de hackers connus comme Maze, DoppelPaymer, Ryuk, Sodinokibi/REvil, PwndLocker et Ako.

Contacté par le site Bleeping Computer, ces groupes ont déclaré qu’ils ne cibleraient plus les institutions de santé et médicales durant l’épidémie de coronavirus. Ils se sont pourtant fait connaître en attaquant ces établissements à coup de ransomware, du rançonnage consistant à bloquer les ordinateurs d’un réseau voire de se saisir des données et de n’en rendre l’accès à ses propriétaires qu’après versement d’une rançon.

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Maze a expliqué dans un communiqué qu’ils arrêteront "toute activité contre les organisations médicales jusqu’à la stabilisation de la situation face au virus". De son côté, DoppelPaymer a indiqué "éviter les hôpitaux, maisons de soins infirmiers publiques, ou des services comme le 911 de manière habituelle." 

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Les hôpitaux non, les entreprises pharmaceutiques oui

"Si nous le faisons par erreur, nous débloquons gratuitement", avancent les pirates, expliquant qu’il suffit de les contacter par email et fournir une preuve pour être débloqué. Mais ils n’entendent par épargner l’industrie pharmaceutique qui "gagne beaucoup d’argent en faisant paniquer. Nous n’avons aucune envie de les soutenir. Pendant que les médecins agissent, ces gars s’enrichissent".

Mardi, plusieurs sociétés comme Emsisoft et Coveware ont proposé leur aide gratuitement aux établissements de santé pour se prémunir des attaques informatiques durant l’épidémie du Covid-19. L’hôpital de Brno (République Tchèque) a ainsi été la cible d’un ransomware. Le département d’Etat américain de la Santé a ainsi été victime d’une attaque DDoS dimanche dernier (grande nombre de connexions simultanées) et était inaccessible, empêchant les internautes de prendre connaissance des informations sur le coronavirus. 

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