Des inventions astucieuses pour nous aider à respecter les gestes barrières

La poignée Handy
High-tech

GEO TROUVETOUT – Pour éviter la contamination au coronavirus, il faut bien se laver les mains et minimiser les contacts. Mais comment faire quand, dans un espace public, il faut aussi ouvrir des portes ou appuyer sur un bouton, et donc potentiellement toucher une surface qui a pu être contaminée. Les inventeurs débordent d’imagination pour trouver le petit "truc" qui va faciliter le quotidien. Sans angoisse !

Franchir le seuil de l’immeuble sans toucher la porte possiblement ouverte 50 fois par les voisins, appuyer sur l’interrupteur ou bien toucher la barre du métro : autant de gestes habituellement anodins qui sont désormais synonymes d’angoisse. A juste titre. Et si c’était par-là que le coronavirus se propageait ?

Pour éviter d’avoir à toucher directement la poignée de la porte, être sûr d’avoir les mains désinfectées ou encore pour prendre les transports en commun sereinement, des inventeurs aux idées parfois cocasses, mais bien utiles, ont mis au point des innovations de circonstance.

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Le crochet multifonction pour ne plus avoir à toucher une porte ou appeler l’ascenseur

Conçu par une entreprise paloise, Yanook est un crochet qui permet de faire plein de choses sans toucher la moindre surface. Grâce à ces différentes encoches et accroches, il est possible d'attraper les poignées pour ouvrir les portes,d' appuyer sur un interrupteur, sur les touches d’un clavier ou les boutons de l’ascenseur, d'utiliser le mitigeur pour ouvrir et fermer l’eau, etc. Cette pièce en inox de 20 grammes ressemble à un passe-partout un peu plus imposant et sa vocation hygiéniste pourra être utile au-delà de l’épisode de coronavirus. (Vendu 8 euros)

La poignée de porte autodésinfectante

Présentée il y a quelques mois, la Skoon Smart Handle fait un retour en force de circonstance. Il faut dire que cette poignée a un mérite de taille en cette période de coronavirus : elle se nettoie toute seule. Créée par des Français basés près de Compiègne, elle arbore un design assez classique, à la seule différence d’une petite bague noire qui va coulisser pour déposer du produit antibactérien après chaque ouverture. Pour fonctionner, Skoon a besoin d’une pile (9V) et de penser à remettre du désinfectant environ une fois par semaine.

Ouvrir les portes avec les coudes ou à distance

Ne pas toucher avec ses mains ou ses gants pour éviter toute contamination : c’est le mot d’ordre sanitaire et il a été entendu par l’ICAM, une école d’ingénieurs toulousaine. L'un de ses chefs de projet a fabriqué "des béquilles pour poignée" pour les soignants. Celles-ci permettent d’ouvrir une porte en appuyant sur la poignée avec son coude. Vissée autour de la poignée, cette sorte d'encoche en plastique permet d’éviter de toucher la porte, limitant la possible propagation de bactérie. Leur avantage : elles se fabriquent à partir d'une imprimante 3D et les plans ont été mis à disposition.

Avec des millions de voyageurs chaque jour, les transports en commun sont des nids à virus potentiels, notamment en s’accrochant aux barres de maintien et autres poignées. Un chercheur de l’université de Stanford a ainsi créé Handy, une poignée en plastique aux formes arrondies qui permet de s’agripper à une barre, d’appuyer sur un bouton en restant à distance respectable de la surface.

Les mains propres dans l'espace public

Si pour stopper le virus, il faut surtout faire attention à bien se laver les mains car 80% des bactéries sont transmises par ce biais, ce n’est pas toujours facile quand on se retrouve dans l’espace public sans gel hydroalcoolique à portée. La société française EverCleanHand a trouvé la solution avec une borne désinfectante. En sept secondes seulement, elle va désinfecter vos mains que vous aurez glissé dans l’ouverture façon sèche-mains. Celles-ci vont être aspergées de gel hydro-végétal, "100% naturel et aussi efficace qu’un produit alcoolique", et surtout moins agressif pour vos mains.

Pour inciter les gens à se laver les mains, Eric Le Méné, ingénieur de 30 ans, a lui mis au point un distributeur de gel hydroalcoolique pour passants pressés. La particularité de Gel Express : distribuer du produit rapidement et sans contact. A l’aide de matériaux récupérés, il a conçu un appareil d’une capacité de 20 L, soit 10.000 doses. "Autant que la fréquentation d’une station de métro ou de RER standard", explique-t-il. Le distributeur, placé au milieu de zone de passage, délivrera la dose idéale en moins d’une seconde. Les bornes blanches à croix verte devraient fleurir rapidement en Ile-de-France.

Mais la propagation du virus peut aussi passer par les écrans tactiles. Pour éviter cela, les Lyonnais de l'entreprise Comète ont créé une borne tactile antibactérienne baptisée SoClean. A sa surface, un liquide à base d’ion argent, l’un des métaux les moins appréciés par les bactéries avec le cuivre et l’or. Il va détruire les microbes posés sur l’écran par vos mains. 

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Destinée aux entreprises et collectivités pour l'espace public, elle sera vendue entre 1.000 et 10.000 euros selon la taille.

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