Des taxis volants d'une société du co-fondateur de Google survolent le ciel néo-zélandais

Des taxis volants d'une société du co-fondateur de Google survolent le ciel néo-zélandais

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FUTUR - Depuis octobre dernier, la société Kitty Hawk, financée par le co-fondateur de Google Larry Page, fait voler en secret des taxis volants dans le ciel néo-zélandais. A terme, l'entreprise américaine veut construire toute une flotte de taxis volants autonomes, pouvant transporter deux passagers.

21 ans après la sortie du film "Le Cinquième Élément" au cinéma, en 1997, les fameux taxis volants pourraient très bientôt devenir réalité. Si de nombreuses sociétés privées se sont d'ores et déjà lancées dans des projets similaires ces dernières années, c'est Kitty Hawk, soutenue financièrement par le co-fondateur de Google, Larry Page, qui pourrait dégainer la première. En effet, selon le New York Times, le prototype de la start-up, Cora, à mi-chemin entre un drone, une voiture et un hélicoptère, survole depuis octobre dernier la Nouvelle-Zélande, et ce dans le plus grand secret.


Le projet de survol de la Nouvelle-Zélande par ces taxis du futur a finalement été dévoilé officiellement ce mardi 13 mars par Jacinda Ardern, la Première ministre néo-zélandaise, et Fred Reid, DG de Zephyr Airworks, l'opérateur local qui teste ces appareils en coopération avec Kitty Hawk. La chef du gouvernement néo-zélandais a indiqué au New York Times vouloir "envoyer le message au monde que nos portes sont ouvertes aux personnes ayant de grandes idées et qui veulent les concrétiser." "Nous avons pour objectif d'être zéro carbone d'ici 2050. (...) Etant donné que le véhicule de Kitty Hawk est entièrement électrique, des projets passionnants comme celui-ci nous permettront d'atteindre cet objectif" a-t-elle ajouté.

Un appareil 100% écologique

Dévoilé lundi par Kitty Hawk, l'appareil, entièrement autonome, décolle à la verticale et peut voler jusqu'à 180 km/h, alors que deux passagers peuvent y prendre place. "Il s'agit de la prochaine étape dans l'évolution des transports", estime la société, qui met également l'accent sur l'aspect écologique de Cora, qui n'émet aucun gaz à effet de serre. 


A terme, Kitty Hawk a dans l'optique de construire tout un réseau de taxis autonomes, comme l'envisage Uber, le mastodonte des chauffeurs privés, et ce dès 2021 en Nouvelle-Zélande. En marge de ces tests plus poussés dans le ciel néo-zélandais, la société américaine travaille d'ores et déjà sur une application de commandes et de réservations de taxis aériens.

Ehang et Airbus, des concurrents de poids

Sur son site internet, Kitty Hawk donne sa vision du taxi aérien : "Concevoir un 'air-taxi' pour la vie de tous les jours, cela signifie aussi faire venir l'aéroport à vous. C'est pourquoi Cora peut décoller et atterrir comme un hélicoptère, pouvant ainsi se passer de pistes de décollage. Cora a le potentiel de transformer des espaces tels que les toits et les parkings en lieux de décollage, directement depuis votre quartier."


Si Kitty Hawk a fait un grand pas dans ce domaine émergent et tant convoité des taxis volants, la concurrence risque d'être féroce dans les années à venir, l'entreprise Ehang étant la première société à avoir fait voler en conditions réelles son prototype de drone taxis, le tout avec des passagers à bord, en février dernier. Dans le même temps, le géant de l'aéronautique Airbus est également en train de tester son véhicule volant, Vahana, qui a effectué le 2 février dernier son premier vol, d'une durée de 53 secondes.

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