Facebook censure une pub (féministe) avec un mannequin XL… et s’excuse !

Facebook censure une pub (féministe) avec un mannequin XL… et s’excuse !

FÉMINISME - Depuis ce week-end, le réseau social est sous le feu des critiques après avoir refusé une publicité avec une femme en bikini grande taille. Ce lundi, Facebook a finalement présenté ses excuses.

Sur Facebook, les polémiques autour du filtrage des contenus se suivent mais ne se ressemblent pas. Ce lundi, le réseau social de Mark Zuckerberg a présenté ses excuses pour avoir refusé une publicité avec une femme en bikini de grande taille, le mannequin Tess Holliday.  

Après avoir été accusé par la droite américaine de censurer les actus jugées trop conservateurs, au sein de ses "trending topics", et ses démêlés avec plusieurs associations françaises concernant la modération des contenus racistes ou homophobes, Facebook est donc à nouveau sous le feu des critiques.

EN SAVOIR + >>  Facebook accusé de bloquer les articles "de droite"

‘Just because we’re plus size, doesn’t mean we have to prove that we’re healthy, just as someone who is smaller than us or average size doesn’t have to prove they are healthy. We should be able to exist in our bodies. I am technically healthy but my body is no more valid than someone’s who isn’t." Shot by @alexcayleystudio for @telegraph out now 💕 I was 7 months pregnant in these photos & loved every moment 🙌🏻 Grab your copy or check it is online 💪🏼 #effyourbeautystandards

Une photo publiée par Plus Model | Mom | Feminist🌹 (@tessholliday) le

 Le point de départ de la polémique
Début mai, Facebook a banni la photo en question car il estimait qu’elle allait à l’encontre de sa politique "santé et forme", indique le réseau social : de telles publicités "ne sont pas autorisées parce qu’elles rendent les spectateurs mal à l’aise avec eux-mêmes".


Mais le réseau social de Mark Zuckerberg a estimé que l’annonceur devrait remplacer l’image par celle d’une "activité adéquate, comme de la course à pied ou du vélo ". Le hic, c’est que cette publicité venait d’un groupe féministe australien, Cherchez La Femme . Celle-ci avait pour but de promouvoir un événement appelé "Le féminisme et la graisse".

 Facebook fait finalement son mea culpa
Face au refus de Facebook, l’association féministe a décidé, le 19 mai dernier, de rendre l’affaire publique, en postant un message sur Facebook. Une responsable de CLF avait pourtant protesté auprès du réseau social, en expliquant que l’événement dont parlait la publicité est justement de promouvoir un événement sur l’acceptation du corps, et donc des gros. Mais en vain…


Ce lundi, un porte-parole de Facebook, interrogé par  Mashable , a annoncé que la photo avait finalement été validée : "Notre équipe traite des millions d’images publicitaires chaque semaine et parfois nous refusons à tort des publicités. Cette image ne viole pas notre politique publicitaire. Nous nous excusons pour cette erreur et avons fait savoir à l’annonceur que nous validons leur publicité."

Pour Jessamy Glesson, l’un des responsables de l’association Cherchez La Femme, ce n’est pas avec des excuses que les choses vont changer sur Facebook : "Il ne devrait pas y avoir besoin de l’attention internationale des médias pour que Facebook comprenne qu'il y a un problème, dans sa politique sur le corps des femmes dans son réseau". Contactée par metronews, l'association a déclaré "ne plus vouloir alimenter la polémique". Tout est bien qui finit bien, ou presque…

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