Fedor, le robot-humanoïde russe, a décollé pour l'ISS

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Jusqu'où ira l'intelligence artificielle ?

ро́бот - L'humanoïde russe à tout faire a pris les airs de Baïkonour, ce matin à 5h38, pour un voyage spatial d'une semaine dans l'ISS. Au programme, l'étude de ses capacités pour des missions longues. En attendant de remplacer l'homme dans l'espace, le robot garde le contact avec ses fans, sur les réseaux sociaux.

On l'appelle Skybot-F850, mais sont petit nom, c'est Fiodor, nouvelle fierté du programme spatial russe, les champions du vol habité, dont les cosmonautes sont les locataires les plus assidus de la station spatiale internationale (ISS). Cette fois, à côté du cosmonaute Alexandre Skvortsov, un compagnon de vol inhabituel, mais enthousiaste. Deux heures avant le lancement, Fedor était calé dans son fauteuil, et prêt à partir, publiant une mise à jour sur Twitter: "La fusée est alimentée, les capteurs et systèmes de télémétrie sont prêts."

Dans son module arrivé à bon port, Fedor attend encore de pouvoir s'arrimer à la station spatiale. Une fois à bord, il conduira plusieurs missions, certaines secrètes, d'autres déjà annoncées : il testera sa capacité à reproduire des mouvements humains dans la gravité très basse de l'ISS, sa capacité à manier des outils par exemple. Pour autant, le robot n'évoluera pas librement à bord, il ne saurait pas encore s'y stabiliser seul, on comprend que les cosmonautes présents n'aient pas voulu laisser divaguer une machine de 160 kilos, même en quasi-apesanteur. Pour l'instant, toujours arrimé à son siège, Fedor se félicite que tous les capteurs soient au vert : "La première partie des essais en vol a été effectuée conformément à la mission (...) Le vaisseau est dans l'orbite calculée. Tout est normal."

Si le monde découvre Fedor, la machine est déjà bien connue des Russes. À l'origine, le robot a été créé à l'initiative du ministère russe des situations d'urgence, pour imaginer une machine capable d'évoluer dans des environnement périlleux sans mettre en danger la vie de pompiers ou de sauveteurs. Avec la célébrité, le robot n'a pas échappé à la controverse, il y a deux ans, quand on l'a vu poser les armes à la main, ses créateurs ont dû s'en expliquer et promettre que non, ils n'étaient pas en train de créer un nouveau Terminator. S'il est le premier humanoïde russe dans l'espace, Fedor n'est pas le tout premier robot, loin de là. Les États-Unis et le Japon y ont chacun envoyé leurs robots dans l'espace, avec un objectif commun : ouvrir la voie vers des missions libérées des limites humaines et acclimater la machine aux contraintes des sorties spatiales.

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