Fnac Jukebox, Hitster : le streaming musical à deux euros par mois

Fnac Jukebox, Hitster : le streaming musical à deux euros par mois

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MUSIQUE EN LIGNE – Vous trouvez Deezer ou Spotify trop chers pour votre bourse ? De nouveaux services de streaming existent désormais avec des abonnements cinq fois moins cher. Pour ce prix, les fonctionnalités sont limitées, mais peuvent suffire à bon nombre de personnes.

Ecouter de la musique en ligne à tout petit prix. C'est ce que permettent deux solutions lancées cette année pour se démarquer des tarifs pratiqués par Deezer et Spotify, qui regroupent plus de dix millions d'abonnés payants dans le monde. Au lieu des dix euros par mois demandés par ces derniers, Fnac Jukebox et Hitster affichent un tarif de seulement deux euros.

Pour ce prix, le catalogue de Hitster est loin d'être aussi étoffé que celui des plateformes de référence. "Nous donnons accès via une application pour mobiles et tablettes aux cent chansons les plus populaires du moment, aussi bien des nouveautés que des classiques, elles sont renouvelées tous les mois", explique à metronews Nicolas d'Hueppe, président du directoire de Cellfish, l'éditeur du service.

Playlist à la carte

Une offre simple qui peut également être complétée par trois options à 0,99 euro : "la première permet l'écoute hors connexion, la seconde donne la possibilité de créer sa propre playlist pour continuer à écouter les titres qui disparaissent de la sélection et la dernière propose de louer un album entier pour un mois", détaille Nicolas d'Hueppe.

Chez Fnac Jukebox l'approche est différente : "le client de notre offre Jukebox 200 peut choisir librement 200 chansons parmi l'intégralité de notre catalogue de plusieurs millions de titres, promet Olivier Garcia, directeur musique à la Fnac. Chaque mois, il choisit de conserver ou modifier lui-même sa playlist". En revanche, l'écoute est seulement possible sur ordinateur : "mais avec notre option à 5 euros par mois, l'abonné peut en profiter sur l'ensemble de ses appareils".

Des offres destinées à une cible précise

Si les offres peuvent paraître très limitées, elles s'adressent toutefois à une cible qui n'est pas prête à dépenser 120 euros par an pour un abonnement. "Nous avons choisi de segmenter les offres pour répondre aux usages de tous les clients", précise Olivier Garcia. Même son de cloche pour Hitster : "la majorité des consommateurs de musique ne dépense annuellement que 30 euros, l'équivalent de deux albums, ils n'ont ni les moyens, ni l'envie de dépenser quatre fois plus pour un catalogue qu'ils n'écouteront pas", souligne Nicolas d'Hueppe.

Ces abonnements se placent également comme une bonne alternative au piratage ou aux offres gratuites financées par la publicité : "nous avons fait le choix de ne proposer que des offres payantes, dépourvues de publicités, aussi bien audio qu'en affichage sur le site, c'est le meilleur moyen de fournir une bonne expérience à l'utilisateur", affirme Olivier Garcia. Suffisant pour donner envie aux internautes d'abandonner le téléchargement illégal ? Bilan dans quelques mois, une fois que le nombre d'abonnés sera communiqué par chacune des plateformes.

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