Géolocalisation : première plainte contre Google pour non-respect de la vie privée

Géolocalisation : première plainte contre Google pour non-respect de la vie privée

DirectLCI
JUSTICE - Une semaine après avoir reconnu que son système de géolocalisation ne se désactivait pas totalement, Google doit faire face à une première action aux Etats-Unis.

Savoir où vous êtes, même quand vous pensiez avancer masqué : Google a reconnu la semaine dernière que désactiver totalement son service de géolocalisation était plus compliqué qu’il n’y paraissait. Le groupe réagissait à une enquête de l'agence Associated Press (AP), menée avec un chercheur de Princeton, qui a mis en lumière les enregistrements de position du smartphone faits par Google même quand l’utilisateur a désactivé l’historique de positions.


Depuis ces révélations, l’entreprise américaine a apporté des modifications à sa page d’assistance, afin de préciser que la désactivation de l’historique de localisation "n’affecte pas les autres services de localisation sur votre appareil". Autrement dit, si vous ne pensez pas à désactiver également l’option "Activité sur le web et les applications" dans les paramètres des applications, votre smartphone continuera de jouer les mouchards à votre insu, notamment avec les applis de cartographie ou de recherche.

Cette modification n’a pas empêché un Californien de lancer dans la foulée une action en justice contre Google devant un tribunal fédéral afin d’obtenir des dommages-intérêts pour non-respect de la vie privée. Il espère aussi obtenir un statut de recours collectif pour représenter tous les utilisateurs américains d'iPhone ou d'Android concernés. "Google a expressément indiqué aux utilisateurs de son système d'exploitation et des applications que l'activation de certains paramètres empêcherait le suivi de géolocalisation des utilisateurs", explique le texte de sa requête. "Cette allégation était fausse." Google n'a pas voulu faire de commentaires.


Le Electronic Privacy Information Center (Epic), un groupe d'intérêt public à but non lucratif, a par ailleurs déclaré avoir envoyé une lettre à la Federal Trade Commission des États-Unis pour savoir si Google a violé une ordonnance sur le consentement de 2011.

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter